Sous les pavés… la terre d’Israël. En librairie

 

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Hillel Bakis

Sous les pavés…   la terre d’Israël

1r mai 2026

 

Avant-propos

Dans le tumulte des années 60 et 70, la France s’enflamma. Les slogans claquèrent, les certitudes vacillèrent. Une génération crut que l’ordre ancien pouvait être balayé, que l’Histoire allait s’écrire à la force des poings levés.

Au cœur de cette tempête, un étudiant juif, David Narboni, se laissa emporter par l’élan collectif. Mai 68 l’arracha à ses repères. Il croyait, comme tant d’autres, qu’en contestant l’ordre établi, on ferait naître un monde plus juste.

Mais derrière l’utopie, une autre vérité se révéla. Dans la grille de lecture anticolonialiste qui s’imposait à l’extrême gauche, le sionisme fut peu à peu assimilé à une entreprise coloniale. Pour les militants juifs, un malaise grandit. Dans les assemblées générales, dans les tracts, dans les slogans scandés au mégaphone, David perçut une dissonance. L’antisionisme devint un réflexe. Même ses amitiés vacillèrent.

Alors commença pour lui une autre bataille, plus intime : celle de son identité. La guerre du Kippour, en 1973, révéla brutalement la vulnérabilité d’Israël et fit surgir une inquiétude plus profonde que tous les débats politiques. Israël entra dans sa conscience. En défendant le sionisme face à ses compagnons de lutte, il découvrit en lui une force qu’il ignorait, un héritage spirituel qui le dépassait. Ce qu’il croyait être un combat politique devint une traversée intérieure, un retour vers une mémoire plus ancienne que tous les slogans.

À travers le destin de David, c’est toute une génération qui se raconte : de nombreux étudiants juifs engagés dans les mouvements communistes, trotskistes ou maoïstes, comprirent qu’ils s’étaient trompés de combat. Beaucoup quittèrent les organisations révolutionnaires lorsque l’antisionisme y devint dominant, incompatible avec leur histoire et leur identité. Certains se tournèrent vers les droits de l’homme, d’autres vers la pensée juive ou la spiritualité.

Le retour explicite de Benny Lévy au judaïsme religieux, après avoir été l’un des leaders maoïstes de premier plan sous le nom de Pierre Victor, est devenu emblématique de cette trajectoire. L’expression « de Mao à Moïse ! » a été forgée pour résumer sa trajectoire. André Glucksmann dénonça l’antisionisme de l’extrême gauche.

D’autres intellectuels baignant dans l’ambiance gauchiste de Mai 68, sans être toujours militants de la gauche radicale, retrouvèrent eux aussi une fidélité plus intime, se tournant vers la tradition talmudique, prenant la défense d’Israël, ou consacrant leur œuvre à la mémoire juive.

Ce roman s’inscrit dans cet entrelacs d’histoires individuelles et de bouleversements collectifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du même auteur

Romans historiques de la série « Les Narboni »

Le roi juif de Narbonne (finalisation en cours)

Vers l’espoir (2025)

Sous les pavés… (2026)

Le Messie est en retard ! (2e édition. Finalisation en cours)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première édition

© Editions Bakish, mai 2026

 

Netanya

 

 

 

Avant-propos

Dans le tumulte des années 60 et 70, la France s’enflamma. Les slogans claquèrent, les certitudes vacillèrent. Une génération crut que l’ordre ancien pouvait être balayé, que l’Histoire allait s’écrire à la force des poings levés.

Au cœur de cette tempête, un étudiant juif, David Narboni, se laissa emporter par l’élan collectif. Mai 68 l’arracha à ses repères. Il croyait, comme tant d’autres, qu’en contestant l’ordre établi, on ferait naître un monde plus juste.

Mais derrière l’utopie, une autre vérité se révéla. Dans la grille de lecture anticolonialiste qui s’imposait à l’extrême gauche, le sionisme fut peu à peu assimilé à une entreprise coloniale. Pour les militants juifs, un malaise grandit. Dans les assemblées générales, dans les tracts, dans les slogans scandés au mégaphone, David perçut une dissonance. L’antisionisme devint un réflexe. Même ses amitiés vacillèrent.

Alors commença pour lui une autre bataille, plus intime : celle de son identité. La guerre du Kippour, en 1973, révéla brutalement la vulnérabilité d’Israël et fit surgir une inquiétude plus profonde que tous les débats politiques. Israël entra dans sa conscience. En défendant le sionisme face à ses compagnons de lutte, il découvrit en lui une force qu’il ignorait, un héritage spirituel qui le dépassait. Ce qu’il croyait être un combat politique devint une traversée intérieure, un retour vers une mémoire plus ancienne que tous les slogans.

À travers le destin de David, c’est toute une génération qui se raconte : de nombreux étudiants juifs engagés dans les mouvements communistes, trotskistes ou maoïstes, comprirent qu’ils s’étaient trompés de combat. Beaucoup quittèrent les organisations révolutionnaires lorsque l’antisionisme y devint dominant, incompatible avec leur histoire et leur identité. Certains se tournèrent vers les droits de l’homme, d’autres vers la pensée juive ou la spiritualité.

Le retour explicite de Benny Lévy au judaïsme religieux, après avoir été l’un des leaders maoïstes de premier plan sous le nom de Pierre Victor, est devenu emblématique de cette trajectoire. L’expression « de Mao à Moïse ! » a été forgée pour résumer sa trajectoire. André Glucksmann dénonça l’antisionisme de l’extrême gauche.

D’autres intellectuels baignant dans l’ambiance gauchiste de Mai 68, sans être toujours militants de la gauche radicale, retrouvèrent eux aussi une fidélité plus intime, se tournant vers la tradition talmudique, prenant la défense d’Israël, ou consacrant leur œuvre à la mémoire juive.

Ce roman s’inscrit dans cet entrelacs d’histoires individuelles et de bouleversements collectifs.