Hébreu très facile pour francophones – Lexique thématique

Hébreu très facile pour francophones

par Hillel Bakis et Chantal Mamou Bakis

Diffusion BibliEurope, Paris. 23,50 euros (2025, 202 p.)

Introduction

Lorsqu’on a affaire à une langue ou une chose incompréhensible, on dit parfois « C’est de l’hébreu ! » « C’est du chinois ! » ou « C’est de l’iroquois ! »[1] Pourtant l’hébreu n’est pas une langue aussi difficile qu’on l’imagine. Tel qu’il est parlé aujourd’hui, il ne comporte que trois temps : le présent, le passé et le futur. Nous sommes loin des quelque dix-sept temps des verbes de la langue française.

Les deux premières difficultés consistent à s’habituer à lire de droite à gauche, et à reconnaître les lettres hébraïques[2]. C’est pour éviter ces difficultés que nous avons inséré une colonne « phonétique »[3].  Nous avons renoncé à la notation savante de la phonétique en utilisant une notation plus simple pour un francophone[4].

La troisième difficulté tient au fait que, pour la plupart des mots hébreux, il n’est pas possible de s’aider des racines latines, comme on le fait pour passer du français à l’italien, à l’espagnol, au portugais ou au roumain... Pour passer du français à l’anglais ou à l’allemand, le francophone est aidé par certaines racines qui se retrouvent dans son vocabulaire. Pour commencer à apprendre le vocabulaire hébraïque, il faut apprendre à reconnaître des lettres inconnues et des mots le plus souvent non apparenté aux racines que l’on trouve dans la langue française. Il n’y a pas de solution miracle et il faudra apprendre les mots par cœur et les réviser régulièrement de la même façon que nous avons appris les tables de multiplication. Si on s’amuse à apprendre un mot (ou plus) par jour, à la fin de l’année on élargira son vocabulaire de centaines de mots.

 

En attendant de maîtriser l’écriture, le vocabulaire, la conjugaison et la syntaxe, nous vous proposons une aide technique et psychologique.

Savez-vous que nous connaissons déjà un peu d’hébreu sans le savoir ? Tout comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans s’en douter... En commençant l’étude de la langue hébraïque, on est bien plus avancé qu’on le croit ! En effet, un francophone qui n’a jamais étudié l’hébreu dispose « naturellement » d’un vocabulaire respectable en hébreu. Vous serez étonnés de constater que vous maîtrisez déjà des centaines de mots. Nous avons recensé près de 3000 mots dans notre lexique. Certains sont l’exacte réplique du mot français ; d’autres ne s’en distinguent que par une prononciation différente.

Il suffit d’écouter une émission radiophonique ou télévisée en hébreu pour identifier aisément ici ou là quelques mots. Nous avons répertorié 3000 mots[5] lo’azim aisément compréhensibles par les francophones dans la langue hébraïque. Certains sont adoptés tels quels dans la vie courante du fait de la diffusion d’une culture mondialisée ; ils sont utilisés dans l’hébreu parlé, même s’ils ne sont pas toujours (encore ?) recensés dans les dictionnaires ni adoptés par l’Académie de la langue hébraïque. D’autres ont une origine commune à celle des mots français, venant principalement du grec ancien et de latin[6].

Si vous retirez à ce total les mots rares et ceux dont vous n’aurez probablement pas l’usage, il restera au moins 1000 à 1500 mots. Cela est une bonne nouvelle si vous appréhendez de faire vos premiers pas en hébreu. De plus, l’hébreu ne fait pas partie des 10 langues les plus difficiles à apprendre. Le premier rang revient au chinois, suivi du grec, de l’arabe, de l’islandais, du japonais, du finnois, de l’allemand, du danois, du norvégien et du français[7].

 

 

Nous vous proposons dans cet ouvrage un lexique de mots classés thématiquement et transcrits phonétiquement (dans une transcription facile à comprendre pour un francophone).  Bien sûr, ce stock important de mots identifiables ne suffit pas pour parler hébreu, mais il est encourageant de savoir que l’on ne part pas de zéro, loin de là. Nous sommes persuadés que le seul fait de déchiffrer les mots « parents » de leurs homologues français déverrouillera l’un des blocages majeurs des francophones : la non-transcription des voyelles en hébreu moderne.

Bonne étude et bonne réussite dans cette merveilleuse aventure d’apprentissage.

 

But du livre

Ce livre vise un objectif pratique : encourager les francophones qui hésitent encore, à étudier l’hébreu.  Ce n’est pas un livre de linguistes ni de théoriciens de la langue hébraïque. Il cherche à être pragmatique, ne se limitant pas aux mots retenus par les grands dictionnaires académiques, mais en retenant aussi les mots entendus dans la rue, la presse, les sous-titres de films, les conversations, les pages web…

Certains francophones ont eu - et ont encore - une certaine difficulté avec les langues étrangères. C’est peut-être un héritage historique du passé colonial de la France : c’était aux autres à apprendre leur langue !  Les Anglais et les Américains ont le même genre de relation avec les langues étrangères. Aussi, les Français se trouvent souvent handicapés lorsqu’ils envisagent d’apprendre n’importe quelle langue étrangère, et l’hébreu ne fait pas exception à la règle.

Par ailleurs, il est vrai qu’apprendre une langue, même pour les plus doués, nécessite toujours des efforts. Il faut avoir de la persévérance et ne pas hésiter à réviser plusieurs fois des listes de mots[8].

Peut-être que ce livre pourra donner un certain courage à ceux qui voudraient bien parler l’hébreu, mais hésitent vu l’importance du vocabulaire et de la familiarisation indispensable à une nouvelle grammaire. En effet, il est réconfortant de savoir qu’avant le tout premier effort, on dispose déjà d’un vocabulaire assez étendu en puisant dans le vocabulaire français que l’on possède. Un ouvrage de 2011 a compilé environ 700 mots étrangers (lo’azim) utilisés en hébreu[9].

Notre lexique réunit plus de trois mille mots ; il est pourtant loin d’être exhaustif. Il comprend surtout des lo’azim (mots étrangers hébraïsés entrés dans la langue courante) ; nous avons ajoutés les mots hébreux entrés dans la langue française (kibbouts) ou compris comme tels par les francophones juifs (talith). Certains mots sont identiques ou très proches de ceux utilisés en français. Les légères différences tiennent à la prononciation de certaines lettres et à l’hébraïsation du mot au moyen de préfixes ou de suffixes hébraïques :

. Préfixes – des lo’azim sont précédés du préfixe לְ (לקודד « coder ») ; du préfixe מ (מקודד « encoder ») ou du préfixe להת léhit (להתארגן « s’organiser ») ;  

. Suffixes - פילוסופיה philosophia se termine par le suffixe « ha »[10] ; מוֹדֶרנִיזָצִיָה modernisatsia se termine par le suffixe « tsia »  צִיָה. On utilise les suffixes « i » pour un adjectif masculin ; « it » pour un adjectif féminin ; « out » pour les noms exprimant une idée générale[11].

 

Nombreux sont les mots hébreux qui ont été adoptés directement ou indirectement, de diverses langues étrangères, à différentes époques. On parle de lo’azim (pluriel de לַעָז la’az) pour des mots en « langue étrangère »).   Dès le Moyen Âge, quelque 5000 mots français sont introduits en hébreu par Rachi, un rabbin de Champagne : environ 1500 mots se trouvent dans son commentaire de la Torah et 3500 dans son commentaire du Talmud. Certains de ces mots vont apporter une « contribution… à la formation de l’hébreu moderne »[12].

Ce fut le cas dès l’Antiquité et le haut Moyen Âge, parfois à partir de mots akkadiens[13], égyptiens[14], perses[15], grecs[16], latins[17], etc. Dans les siècles suivants, et jusqu’à nos jours, de nouveaux mots ont été introduits à partir de l’arabe[18], du vieil allemand (à travers le yiddish)[19], de l’espagnol[20], du portugais[21], de l’italien[22], de l’anglais et de l’américain[23], etc.  Via l’emprunt à d’autres langues (l’anglais souvent) des mots hébreux ont des origines inattendues : sanscrit[24], malais[25], quechua (langue amérindienne)[26]… Nombre de mots adoptés par les francophones sont des mots issus de l’anglais ou de l’américain[27].

Certains de ces mots sont la transcription de noms de marques internationales, tels : נטפליקס (le service vidéo Netflix), ווטסאפ (le service de messagerie whatsapp sur smartphone), etc. C’est pourquoi nous avons présenté dans nos listes quelques mots venus de noms de marques. Parfois, ces mots sont hébraïsés avec la marque du pluriel par exemple, comme dans légoïm (les jouets de la marque Lego).

Tous ces « nouveaux » mots hébreux sont très facilement identifiés pour la plupart d’entre eux et parfaitement compris par le public israélien qui les utilise parfois depuis des décennies. Les nouveaux immigrants français en Israël, ayant déjà commencé l’oulpan, cherchent parfois un mot dans une conversation ou en vue de la rédaction d’une lettre ; ils découvrent alors avec surprise que le mot hébreu qu’ils veulent utiliser est identique (ou presque) au mot qu’ils voulaient justement traduire. Ils les reconnaîtront facilement comme « crème » (קרם) ou « chocolat » (שוקולד). Une abréviation comme « Ekèd » (אק"ג) peut passer pour un véritable mot hébreu, mais elle indique les « initiales » du lo’ez  Electrocardiogramme (אלקטרוקרדיוגרם).

Un petit effort sera nécessaire pour se familiariser avec les lettres hébraïques. En attendant que cet effort aboutisse, le lecteur pourra lire nos transcriptions phonétiques[28]. Il faut ensuite acquérir une gymnastique visuelle et auditive pour reconnaître le mot français à travers les mots du lexique hébraïque. Nous proposons aux lecteurs de lire simplement les listes qui suivent et très vite, ils acquerront le mécanisme des équivalences, et ce lexique n’aura pas de secret pour eux.

Même sans avoir étudié la langue hébraïque, tout juif pratiquant connaît plusieurs dizaines de mots[29]. Avec notre lexique, il peut mobiliser des centaines de mots supplémentaires (3007 dans notre recensement)[30]. Tout étudiant peut assez rapidement ne plus se sentir étranger à ce qui se dit autour de lui. Bien sûr, il lui faudra faire l’effort d’assimiler des rudiments de grammaire et de conjugaison, et le vocabulaire indispensable pour mener une conversation courante.

Notre objectif n’est pas d’entrer dans des considérations linguistiques, mais de viser un but pratique. Il ne s’agit pas (encore) de maîtriser la langue, mais ce début prometteur sera encourageant.

Tous les mots recensés dans notre lexique ne font pas partie d’une langue usuelle, mais ils contribuent à la constitution d’un vocabulaire assez respectable pour un effort minimal. Même si l’étudiant ne parlera pas immédiatement un hébreu de qualité, il se fera comprendre dans la vie quotidienne. De plus, il connaîtra un grand nombre de mots plus rarement utilisés, qui donneront à son premier vocabulaire une certaine richesse. Tous les mots recensés ne sont pas (encore) reconnus par l’Académie de la langue hébraïque ou par le dictionnaire en ligne Morfix. Ainsi en est-il pour les termes אֶלִּיפְּסוֹאִיד (Ellipsoïde), סנטיגרם (centigramme), סנטיליטר (centilitre), qui sont cependant utilisés (et parfois recensés dans l’encyclopédie Wikipedia hébreu). Nous avons pris le parti de les indiquer dans nos listes.

Le nouvel immigrant en Israël aura besoin d’un nombre de mots variable selon ses objectifs et selon sa profession ou ses activités. Un lexique tel que celui-ci démontrera que le lecteur en sait déjà plus qu’il ne l’imagine. Nous sommes persuadés que cela l’encouragera à avancer. L’objectif[31] qu’il se sera fixé pourra lui sembler plus proche grâce à ce bagage déjà acquis, sorte de rampe de lancement qui va le projeter jour après jour à des niveaux supérieurs de maîtrise de la langue hébraïque.

Apprendre une langue étrangère implique l’apprentissage de son vocabulaire. Mais il est clair que tous les mots d’une langue ne sont jamais utilisés par les locuteurs. C’est vrai aussi pour l’immense majorité des mots savants, ou des mots d’univers professionnels étrangers du locuteur.

Il est difficile de savoir combien de mots contient exactement telle ou telle langue[32]. Cela est source de controverses entre linguistes. Les mots retenus par les dictionnaires d’une même langue peuvent varier dans des proportions énormes (il y a trois fois plus de mots français dans le Littré que dans le Larousse 2017). Et encore, ces mots « officiels » n’incluent pas quantité de mots usuels de la langue courante. Répondre à la question de savoir combien de mots compte une langue par des critères exacts est donc un exercice presque hors de portée. Se pose aussi la question de savoir ce que l’on recense comme un mot distinct. Faut-il tenir compte des différentes formes d’un verbe conjugué ? Par exemple, doit-on seulement retenir « courir » ou inclure aussi : « courons », « courez », « couraient », « couru », « courent ») ? Et comment considérer les significations multiples d’un même mot ?[33]  Il faut parfois préciser aussi les mots hébreux différents utilisés pour un même mot français dans des acceptions différentes.

Quoi qu’il en soit, le lecteur ne devra pas considérer notre lexique comme suffisant pour permettre de communiquer facilement. Parler une langue correcte requiert du travail. La tâche est a priori gigantesque : le nombre de mots peut dépasser plusieurs centaines de milliers selon les langues et la manière de considérer ce qu’est un mot ! D’autant qu’une langue évolue constamment (l’usage de « covoiturer » est répandu, mais le mot n’est pas encore « officiel »), sans compter l’utilisation de l’argot, des dialectes et des jargons propres à des milieux professionnels ou sociaux particuliers. Les langues du monde entier s’enrichissent de termes venus du monde technologique anglophone : l’anglais fait office ici de langue internationale et l’évolution technologique s’accompagne de la création de nouveaux mots qui viennent constamment compléter le lexique anglais (copié ou adapté de l’anglais) utilisé par les autres langues. L’hébreu ne fait pas exception. Ainsi, des mots d’usage courant aujourd’hui ne se trouvent pas dans des dictionnaires parus il y a dix ans ou même moins[34]. Aussi la consultation de systèmes de traduction en ligne et de sites internet permettant l’accès à des dictionnaires s’avère précieuse. Cependant, cela doit être fait avec prudence. En effet, les mots traduits sont parfois de simples transcriptions phonétiques. Ainsi à la demande de traduction du mot « apobilopa » (inventé pour l’occasion) Google translate « traduit » : אפובילופה !  Babelfish donne la même réponse en précisant cependant : « Traduction machinelle »[35].

Heureusement, toute langue usuelle comprend moins de mots que ceux des dictionnaires. Ainsi, le français de base comprendrait entre mille et cinq mille mots[36]. Si on considère seulement les mots utilisés quotidiennement par les Français, « un adulte en utilise 3000 dans sa vie de tous les jours. Les lycéens oscillent entre 800 à 1600 mots à l’oral. Les jeunes les plus cultivés en connaissent 6000 »[37]. En dehors du vocabulaire utilisé quotidiennement, il y a le « vocabulaire dormant » qui est le vocabulaire de culture générale maîtrisé : c’est « un continent difficile à explorer et vaste. Il se compose de 2500 à 6000 mots pour un élève de lycée, mais de quelque 30000 mots pour un être cultivé… » [38].  A noter : « Les variations de niveau de langage tiennent bien souvent aux catégories sociales, mais aussi au niveau culturel et bien sûr à l'attrait personnel pour la langue. En France, la moyenne nationale se situe à 5000 mots. Mais avec 300 mots, il est néanmoins possible de s'exprimer sur un plan strictement pratico-pratique. En résumé, la plupart des Français utilisent 5000 mots en sachant que l'essentiel se dit en 600 mots » [39] et que les mots les plus fréquents de la langue française sont au nombre de 1500 mots[40].

Pour la langue anglaise, « avec seulement 3000 mots, à condition que ce soient les « bons » mots, il est possible de comprendre quasiment tout dans une conversation quotidienne en anglais[41]. Cette langue compte un très grand nombre de mots, mais le vocabulaire dont on se sert est du même ordre de grandeur qu’en Français.

Le vocabulaire de culture générale augmente avec le niveau culturel de l’individu. Les dictionnaires du Français estiment le nombre de mots du vocabulaire à environ 60000 (c’est le cas du Larousse), mais Le Grand Robert de la langue française compte quelque 100000 mots[42] ; le Littré, 132 000 mots actifs[43] contre 135000 dans le Trésor de la Langue française informatisé[44]. La langue anglaise dépasse les deux cent mille mots recensés dans l’Oxford English Dictionary, dont 171476 mots en usage (47156 mots sont obsolètes)[45]. Notons que le russe compte 200000 mots, l’arabe 120000 mots, le latin classique moins de 40000 mots alors que l’espéranto ne compte « que » 16780 mots[46]. Le record est attribué au coréen avec plus d’un million cent mille mots[47].

Qu’en est-il de l’hébreu ? Un dictionnaire destiné à l’autoformation contient 9000 mots[48]. Un dictionnaire en ligne comprend 44895 entrées[49]. Mais la langue aurait bien plus de mots encore[50].

Nous n’avons pas la prétention de fournir des indications validées par les spécialistes en étymologie : nous cherchons simplement à faciliter la mémorisation d’un vocabulaire hébraïque consistant pour des francophones. Il suffit qu’une proximité phonétique existe entre un mot français et un mot hébreu pour que de nouvelles passerelles rapprochent les mots de l'hébreu à ceux d'autres langues, dont le français.

De nombreux mots d’origine hébraïque ou yiddish sont utilisés en français (« Amen » par exemple ; talit ;). D’autres mots hébreux sont identiques ou très proches :

- ajout d’un suffixe hébraïque (« tékhnologia » = technologie) ;

- ajout à la fois d’un préfixe et d’un suffixe hébraïque (mé’adanim = délices, on retrouve la racine עדן eden [paradis], le préfixe mem et le suffixe im marque le masculin pluriel) ;

- mots entrés dans la langue française à partir de langues étrangères. De très nombreux mots anglais (jazz, O.K, dribble), ou autres (sucre, de l’arabe alsoucar ; mandolina, de l’italien ; balalaïka, du russe) ;

- mots français qui dérivent probablement de mots ou noms hébreux (« échalote » — ce petit oignon d’Ashkelon importé au Moyen Âge[51] ; « calcul » viendrait de kalkala = économie ; le nom du vin « Chardonnay » viendrait de Cha’ar ado-nay (Portail du Seigneur/שער ה')[52].

Bruno Dray souligne les correspondances consonantiques » de certains mots des deux langues. Les remarques de cet auteur sans être toujours étymologiquement fondées « font apparaître une parenté parfois frappante entre des mots qui ont à la fois une même consonance et une même signification »[53]. Au fond, bien des mots français sont issus depuis des siècles d’influences anciennes. Comme le remarque Claude Hagège, Professeur au Collège de France, « le monde grec doit [beaucoup], à travers les vocabulaires de tous les domaines, aux peuples de langues sémitiques du Proche-Orient depuis des temps forts anciens »[54]. Cela, malgré un parti-pris d’occultation d’une possible origine à partir de l’hébreu[55]. Cette affirmation rejoint la thèse du Pr Martin Bernal qui estime que la civilisation grecque a une origine à la fois égyptienne et phénicienne[56]. Le passage de mots hébraïques vers les langues occidentales s’est fait par l’intermédiaire des Phéniciens dont la langue était très proche de l’hébreu. Des linguistiques avancent que les différences entre l'hébreu biblique et le phénicien ne seraient que dialectales[57]. Des termes techniques et commerciaux influencèrent les premiers Italiens à traiter avec eux avant même l’affirmation de la puissance de Rome.

[1] Ces trois expressions françaises datent respectivement du 16e siècle, du 18e siècle et du milieu du 19e siècle. Dans une pièce de Molière, on entend : « C'est de l'hébreu pour moi, je n'y puis rien comprendre » (L’étourdi, 1653).

[2] La calligraphie est différente et il faudra l’apprendre afin de maîtriser le dessin des 22 lettres de l’alphabet hébraïque.

[3] Nous avons renoncé à la notation savante de la phonétique, nous contentant d’indiquer une notation adaptée aux francophones. Nous avons pris le parti de rendre les sons par une phonétique proche de ce que peut comprendre un non-linguiste. Notre transcription phonétique n’utilise pas l’alphabet phonétique international (fɔnetik pour « phonétique ») ni l’alphabet phonétique français (fònétik) tout en étant proche de ce dernier (fonétik).  Le lecteur pourra consulter : https://easypronunciation.com/fr/french-phonetic-transcription-converter; https://easypronunciation.com/fr/french-letters-pronunciation-ipa-chart#french_consonants.

[4] Nous avons pris le parti de rendre les sons par une phonétique proche de ce que peut comprendre un non-linguiste. Notre transcription phonétique n’utilise pas l’alphabet phonétique international (fɔnetik pour « phonétique ») ni l’alphabet phonétique français (fònétik) tout en étant proche de ce dernier (fonétik).  Le lecteur pourra consulter : https://easypronunciation.com/fr/french-phonetic-transcription-converter; https://easypronunciation.com/fr/french-letters-pronunciation-ipa-chart#french_consonants.

[5] 3015 (en l’état de notre recherche au 18 décembre 2024). Nous n’avons pas inclus dans ce total les dérivés – sauf exceptions. Les adjectifs et les noms pluriels n’ont pas été doublés selon le genre (masculin, féminin). Nous n’avons pas indiqué, non plus, les formes conjuguées des verbes. Nous avons indiqué quelques noms de pays et de lieux sans chercher à être exhaustifs.

[6] Toutes les langues sont amenées à s’enrichir de mots empruntés ou adaptés d’autres langues. Ainsi, le français utilise des centaines d’italianismes (tels ; a cappella, agio, brocoli, campanile, crescendo, farniente, tempo… ou de mots directement dérivés comme : biscotte/biscotto, caprice/capriccio, grotesque/grottesca), ou d’hispanismes (tels : aficionado, cafétéria, embargo, fiesta, flamenco, macho, paella, patio, tango, tapas … ou de mots directement dérivés comme camarade/camarada, embarquer/embarcar, guitare/guitarra, panache/penacho).

[7] Selon un classement de l’UNESCO.

[8] Ne dit-on pas qu’il faut « oublier un mot neuf fois pour finir par le mémoriser » ?

[9] Plusieurs mois après avoir commencé cet ouvrage, nous nous sommes rendu compte qu’un recensement partiel de « lo’azim » français avait été établi par Edna Lauden et Liora Weinbach (2011), Rav-Milon. Dictionnaire didactique bilingue, AD Publisher, Tel-Aviv, 114 p + 792 p., Tel-Aviv, voir les pages 786 à 792).

[10] En araméen, le suffixe « a » est rendu par aleph. Ainsi philosophie peut être écrit פילוסופיא plutôt que פילוסופיה.

[11] Ainsi : sionisme = צִיוֹנוּת ; authenticité = otentiyout אוֹתֶנְטִיוּת (en opposition à otenti/ authentique, adjectif masculin qui concerne un cas particulier).

[12] Claude Hagège (2006), « Les gloses de Rachi, rabbin champenois du XIe siècle, document exceptionnel pour l'histoire du français parlé… et de l'hébreu », pp. 77 à 94 dans René-Samuel Sirat (Dir., 2006), Héritages de Rachi, Editions de l’éclat, 320 p. Ces mots correspondent au français de l’époque de Rachi ; il n’y a pas lieu de les reprendre dans cet ouvrage qui s’intéresse à l’hébreu parlé contemporain.

[13] La langue akkadienne est aussi appelée assyro-babylonienne. Le mot kikar en proviendrait. Le mot כּוּר (kour) désigne aujourd’hui un four utilisé pour faire fondre les métaux à très haute température ou un réacteur nucléaire ; il vient de l’akkadien ⁠kuorou (brasier, fournaise).

[14] Dans l’hébreu biblique, on ne trouve que de rares mots étrangers comme פרעה par’o/pharaon, titre des Rois d'Égypte (de l'égyptien perāa « la grande maison » le palais du roi, puis le roi lui-même). Par ailleurs, on trouve ici ou là « un mot, une tournure, une idée, venus d’Egypte… par souci de couleur locale » P. Dhorme (1929), « La langue de l’Ancien Testament », [compte-rendu de : A. S. Yahuda. Die Sprache des Pentateuch in ihren Beziehungen zum aegyptischen. Journal des Savants,9 pp. 397-400. https://www.persee.fr/doc/jds_0021-8103_1929_num_9_1_2330.

[15] Comme אַלגֶבּרָה « algèbre » الجـَبـْر  (que les Arabes ont emprunté à un savant perse du 9e siècle). Plus tard le vocabulaire du textile s’enrichit du mot טפטה (taffetas) venant du persan taftâ (ce qui est tissé).

[16] Comme אקדמיה académia « académie » ; אצטדיון etstadione « stade ».

[17] Mots latins qu’on continue à utiliser à notre époque sous une forme identique (Focus) ou très voisine (Liter). C’est le cas aussi pour נפתה (nafta, sorte de bitume) emprunté au latin, les Romains ayant emprunté ce mot au grec ancien νάφθα ; à l’origine c’était un mot akkadien (naptu) passé au persan (نفتnaft).

[18]  Alsoucar السكر/סוכר sucre ; Alyasmin الياسمين   – יַסמִין /jasmin ; baraka بركة  -  ברכה/bénédiction ; batata  البطاطس  - בטטה  (patate douce, de patate/pomme de terre) ; camoun/cumin ; cosbora كزبرة  -  kosbor  כוסברה /coriandre ; etc.

[19]houtspa ; mensch ; kugel.

[20] Comme בּוֹלֵרוֹ « boléro » (veste courte non boutonnée portée à l'origine par des danseurs) ; טוראדור « toréador ».

[21] Comme בָּמבּוּק qui vient du portugais bambu.

[22] Autostrada אוֹטוֹסְטְרָדָה autoroute ; benzine בֶּנזִין essence ; cappuccino קפוצ'ינו ; tuna טונה thon ; cello, צֶ'לוֹ, violoncelle.

[23] Beaucoup de mots anglais sont passés dans les langues nationales les plus diverses. De plus, qui a des notions d’anglais reconnaîtra une grande quantité de mots, par exemple : Blinder, בלנדר ; Comic קוֹמִי bande dessinée ; looser  לוזר ; Magnet מַגנֵט, autocollants magnétiques : Noodles נודלס /nouilles ; tip, טיפ (pourboire) ;  Toster טוֹסטֶר/grille-pain ; Waffels — ופלים / gaufrettes… ; etc. Sans oublier le טוויסט (twist) la danse du début des années 60 dont le nom dérive du verbe anglais tordre, se tortiller.  

[24] Le mot hébreu נארד « nard » (huile parfumée de couleur ambrée) vient de l’araméen (nirdā) et de l’akkadien (lardu) mots empruntés au sanskrit (Inde). Le mot français nard vient de l’hébreu.

[25] C’est le cas de אוטן אורנג « Orang outang » ou אָמוֹק « amok » (brusque coup de folie meurtrière individuelle).

[26] C’est le cas de פמפס « pampa » (milieu naturel, steppe).

[27] De nombreux lo’azim utilisés en hébreu parlé, proviennent de l’anglais. Ainsi en est-il pour le mot לוֹבּסטֶר qui est une transcription de l’anglais « lobster » (homard) ; pour צ'ק ליסט (chek list) ; pour בייביסיטר (baby sitter). Les francophones maîtrisant la langue anglaise disposent ainsi d’un important lexique additionnel.

[28] Dans leur majorité, les lecteurs ignorent les transcriptions phonétiques utilisées par les spécialistes ; nous avons donc choisir de rendre les sons à partir de transcriptions pratiques et lisibles par un francophone.

[29] Par exemple : ‘aliyah (montée en Israël), ‘hakham (sage); ‘halot (pain avec prélèvement) ; ‘hanoukiya; beth hakenesset ; beth-hamidrach ; cacher ; chabbat ; chalom; chamach ; dayan ; gabaï; guemara ; golah; goy; kadich ; kahal; kéver (tombeau); kidouch; kippa (כיפה) ; machia’h (Messie); maguen (bouclier/étoile de david) ; méguila; ménora ; mezzouza; minyan; néviim; rabbi; rav ; séder ; sepher; sidour; soucca; talith (châle de prière); talmud-torah; taref ; téhilim (psaumes) ; téphila; téphilines ; Torah; tsadik ; yeshiva; etc..

[30] D’autres existent aussi : les mots dérivés de mots anglais plus ou moins passés dans le vocabulaire courant de l’hébreu parlé ; et tous ceux que nous n’avons pas inclus, car nos listes n’ont pas vocation à être exhaustives.

[31] Le nouvel immigrant en Israël aura besoin d’un nombre de mots variable selon sa profession ou ses activités ; selon aussi le niveau de langue qu’il veut maîtriser.

[32]  Eva du Monteil (2017).

[33] Par exemple, en anglais, walk, renvoie à la fois à un verbe (marcher) et à un nom commun (une promenade).

[34]   Ainsi en est-il pour le mot application/אפליקציה dans le sens d’application sur smartphones que l’on cherche vainement dans la partie Français-Hébreu du dictionnaire de C. Allouche (2015). On trouve aussi le mot application, utilisé pour deux autres acceptions et avec des mots hébreux différents (réalisation, assiduité, p. 36). Dans la partie Hébreu-Français le mot אפליקציה est indiqué, mais pour d’autres sens : mise en pratique ; réalisation (p. 35).

[35]   Vérifié le 12 août 2021.

[36] « 600 mots comptent pour environ 90 % de tous les mots utilisés régulièrement dans des textes français », https://www.lingoda.com/fr (août 2020).

[37] Cécilia Gabizon (2013), « Un lycéen utilise 1000 mots dans sa vie quotidienne » ; Le Figaro Etudiant, 18 février.

[38] Cécilia Gabizon (2013).

[39] https://www.orientation-education.com/article/1-000-c-est-le-nombre-moyen-de-mots-utilises-par-un-lyceen (22 février 2013).

[40]  Liste constituée par le lexicologue Étienne Brunet https://eduscol.education.fr/186/liste-de-frequence-lexicale.

[41]  « L'anglais a un grand vocabulaire avec environ 250000 mots distincts et trois fois autant de sens distincts de ces mots. Par contre, quasiment n'importe quel professeur d'anglais vous dira que si vous apprenez les 3000 mots les plus communs en anglais, vous pouvez comprendre 90 à 95 % des journaux, magazines, films, et conversations en anglais. Avec un vocabulaire de cette taille, vous aurez une maîtrise suffisante pour comprendre les mots que vous ne connaissez pas à partir de leur contexte, et du coup enrichir votre vocabulaire encore plus au fur et à mesure. L'essentiel est donc de bien choisir quels mots apprendre en premier, pour ne pas perdre du temps à mémoriser des mots moins utiles… ce n'est pas avec n'importe quels mots qu'on peut comprendre autant avec aussi peu de travail. Ne perdez pas votre temps à essayer de mémoriser une collection énorme de mots. Si la liste ci-dessous vous semble longue, pensez au fait que quand vous pouvez utiliser tous ces mots avec confiance, votre anglais sera pleinement fonctionnel. », Listes de vocabulaire en anglais | Apprendre l'anglais | EF,     Les 3000 mots les plus courants en anglais | Apprendre l'anglais | EF.

[42] Et 350000 définitions couvrant les différents sens de tous ces mots (https://www.lingoda.com/fr, 2020). Il serait utile qu’une méthode de ce genre soit mise en place pour le lexique de l’hébreu (à l’Oulpan notamment, avec exercices pratiques pour maîtriser le lexique dans son contexte grammatical).

[43] https://www.lingoda.com/fr/content/vocabulaire-francais/ (août 2020).

[44] https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_dictionaries_by_number_of_words (consult. 14 oct. 2020).

[45] 470,000 selon le Webster's Third New International Dictionary et Addenda Section cit. par https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_dictionaries_by_number_of_words (consult. 14 oct. 2020).

[46] https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_dictionaries_by_number_of_words (consult. 14 oct. 2020).

[47] https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_dictionaries_by_number_of_words (consult. 14 oct. 2020).

[48] Le sous-titre précise : “Les mots les plus utiles pour enrichir votre vocabulaire et aiguiser vos compétences linguistiques — 9000 mots”. Andrey Taranov (2016).

[49] מילון מעות. Le dictionnaire Maot. maot.co.il/dict.asp

[50] 1,75 million de mots utilisés dans la seule période allant du -2e s. à la moitié du 4e s. selon les travaux de l’Académie de la langue hébraïque. Il semblerait que la lexicographie comprenne près de dix millions de mots (Pour la littérature ancienne, le corpus traité sous forme de concordances portera sur près de sept millions de mots, ainsi répartis selon les catégories littéraires auxquelles ils appartiennent.

« L’essentiel du matériel a déjà été traité et il ne reste plus qu'à mener à bien les dernières phases du travail pour pouvoir publier, prochainement, la concordance relative à cette période : Rouleaux du désert de Judée et inscriptions 50 000 ; Littérature des Tannaïm, Talmud et Midrach 3 600 000 ; Époque des Gaonim 1 150 000 ; Textes caraïtes 620 000 ; Poésie liturgique 980 000 ; Écrits des Massorètes et des grammairiens 150 000 Total 6 550 000.

« En ce qui concerne la littérature moderne et contemporaine (depuis le milieu du XVIIIe siècle), les œuvres sélectionnées (près de cinq cents) exigent le traitement de près de huit millions de mots appartenant aux catégories suivantes : belles-lettres (tous les genres) ; presse (articles, essais, feuilletons, polémiques, fragments journalistiques) ; œuvres de moralistes et littérature 'hassidique ; sciences naturelles et médecine ; histoire ; géographie et chroniques de voyageurs ; biographies ; correspondance et recueils d'épîtres ; livres de coutumes et usages religieux ; préfaces de dictionnaires, de grammaires, de romans et poèmes, de livres de prières. Le traitement des sources est pratiquement achevé et près de la moitié du travail de préparation de concordances lexicographiques a déjà été effectuée » (Israël Yévin, 1998).

[51] Éric Birlouez (2020), Petite et grande histoire des légumes, Versailles/impr. en Suisse, Editions QUAE.

[52] Il aurait été rapporté en France par les Croisés (Ambrosi, Dettweiler-Münch, Rühl, Schmid et Schuman, Guide des cépages : 300 cépages et leurs vins, 1997, 320 p. cit. Wikipedia).

[53] Bruno Dray (2007). Trésors étymologiques de la Bible » , Editions Bibliophane ; Bruno Dray (2021), « L’influence de l’hébreu sur les langues européennes », interview dans l'émission « Vu sous un autre angle », Studio Qualita, 10 janvier  2021. Bruno Dray (2023), Athènes, Rome, Jérusalem : Aux sources des langues européennes, Ed. David Reinharc.

[54] Pr Claude Hagège (2010), préface au livre de Patrick Jean-Baptiste, p. 1.

[55] Contrairement aux affirmations (non validées par la science) d’une origine presque exclusivement indo-européenne de la langue française — affirmation reprise en 2020 dans l’introduction du cours en ligne « Lire l'hébreu biblique » (Pr Jean-Daniel Macchi, Université de Genève). Au contraire, l’étymologie de nombreux mots français semble provenir de racines hébraïques phéniciennes. Bien que le français soit une langue latine, donc indo-européenne, pour sa grande majorité. Patrick Jean-Baptiste (2010) et Bruno Dray (2013) ont démontré la pertinence de cette approche. Pour les mots d’origine arabe, voir : Salah Guemriche (2007), Dictionnaire des mots français d’origine arabe, Seuil (voir p. 47), cité dans la préface du Pr Claude Hagège (2010), au livre de Patrick Jean-Baptiste, p. III.

[56] Martin Bernal (1996-1999), Black Athena. Les Racines afro-asiatiques de la civilisation classique, vol. 1, L'invention de la Grèce antique, 1785-1985, PUF, 1996, 624 p; vol. 2, Les sources écrites et archéologiques, PUF, 1999, 835 p.

[57] Dr R. Nissim Ganor, Who were the Phoenicians ? pp. 235-257 (http://www.whowerethephoenicians.com/wp-content/uploads/book/phenicos_new%20[2] _p255-p257.pdf).

[58] Dix-sept temps pour les quatre modes personnels qui se conjuguent et six formes pour les trois modes impersonnels.

  • Huit temps pour l’indicatif (présent, imparfait, futur simple, passé simple, passé composé, plus-que-parfait, futur antérieur, passé antérieur) — Pour clarifier par l’exemple, révisons nos acquisitions scolaires en conjuguant successivement le verbe « finir » à la première personne du singulier pour ces dix-sept Indicatif : je finis ; je finissais ; je finirai ; je finis ; j’ai fini ; j’avais fini ; j’aurai fini ; j’eus fini ;
  • Quatre temps pour le subjonctif (présent, imparfait, passé, plus-que-parfait). Exemple : que je finisse (que j’aime) ; que je finisse (que j’aimasse) ; que j’aie fini ; que j’eusse fini ;
  • Trois temps pour le conditionnel (présent, passé 1re forme ; passé 2e forme) — Exemple : je finirais ; j’aurais fini ; j’eusse fini. A noter : une simplification récente a supprimé l’un de ces dix-sept temps : le passé 2e forme est aujourd’hui assimilé au plus-que-parfait du subjonctif, sans le « que ») ;
  • Deux temps pour l’impératif (présent, passé) — Exemple : finis ; aie fini.
  • Il faut aussi ajouter les trois modes impersonnels qui ont chacun un présent et un futur : infinitif, participe, gérondif — Exemple : finir, avoir fini, finissant (ayant) fini, en finissant ; en ayant fini.