II-08B Edom brûlera comme paille

par Hillel Bakis

Haftara du chabbat Vayichla'h

II-08B* ‘Hassidim, Italiens, Sépharades, achkénazes (‘Ovadia 1,1-21)

חֲז֖וֹן עֹֽבַדְיָ֑ה

Cette semaine, c’est tout un « livre » qui est lu comme haftara: le livre de ‘Obadia[1] qui compte seulement 21 versets, ce qui fait que ce livre biblique est le plus court de tout le Tanakh. Ce livre est composé de trois parties qui « constituent une unité fortement structurée par la pensée, les rythmes, les images, les mots... les mêmes mots reviennent d’une manière incantatoire, comme pour enfoncer dans l’esprit l’idée qu’ils expriment »[2]. On en trouve un bel exemple dans les versets suivants par les huit répétitions de וְאַל־  et de בְּי֣וֹם   en trois versets : וְאַל־תֵּ֤רֶא בְיוֹם־אָחִ֨יךָ֙ בְּי֣וֹם נָכְר֔וֹ וְאַל־תִּשְׂמַ֥ח לִבְנֵֽי־יְהוּדָ֖ה בְּי֣וֹם אָבְדָ֑ם וְאַל־תַּגְדֵּ֥ל פִּ֖יךָ בְּי֥וֹם צָרָֽה׃ אַל־תָּב֤וֹא בְשַֽׁעַר־עַמִּי֙ בְּי֣וֹם אֵידָ֔ם אַל־תֵּ֧רֶא גַם־אַתָּ֛ה בְּרָֽעָת֖וֹ בְּי֣וֹם אֵיד֑וֹ וְאַל־תִּשְׁלַ֥חְנָה בְחֵיל֖וֹ בְּי֥וֹם אֵידֽוֹ׃ וְאַֽל־תַּעֲמֹד֙ עַל־הַפֶּ֔רֶק לְהַכְרִ֖ית אֶת־פְּלִיטָ֑יו וְאַל־תַּסְגֵּ֥ר שְׂרִידָ֖יו בְּי֥וֹם צָרָֽה׃  (‘Ovadia 1, 12-14).

Le premier verset indique le statut de cette prophétie : c’est une contemplation, le prophète bénéficiant d’une vision de Hachèm s’adressant à Edom.  חֲז֖וֹן עֹֽבַדְיָ֑ה כֹּֽה־אָמַר֩ אֲ־דֹנָ֨י יְיָ לֶֽאֱד֗וֹם   « Contemplation de ‘Obadia. Le Seigneur Hachèm dit ainsi à Edom » (‘Ovadia 1,1).

 

Les paroles adressées à Edom sont sévères. Hachèm inspire à ‘Ovadia hanabi[3]. une prophétie dans lesquelles on retrouve un ton proche de ceux développés par Yirméya hanabi, notamment dans les imprécations contre ‘Edom[4].

 

Mais de qui parlent donc les prophètes lorsqu’ils mentionnent Edom ?

Trois sens - tous trois utilisés par les Sages dans leurs commentaires - apparaissent [5] :

  • Premier sens : l’Edom historique comprenant les descendants de ‘Essaw vivant en Idumée - Edom est un pays voisin d’Erets Israël, situé au sud-est de ce dernier. Là vécurent les descendants de ‘Essaw. Cet Etat était hostile aux Enfants d’Israël. Après la sortie d’Egypte, son roi interdit aux Enfants d’Israël de traverser son territoire et les Hébreux, sous la conduite de Moché ont dû contourner ce royaume sans l’attaquer, la Torah interdisant la haine envers Edom[6]. Au temps des Hachmonaïm, le pays d’Edom (Idumée) a été conquis par le Roi Jean 1er Les Edomites (ou Iduméens) ayant été convertis de force au judaïsme[7], les Juifs d'aujourd'hui descendent aussi de cette population[8]. C’est de cette population convertie que sortit Hérode 1er qui régna sur le royaume Yéhouda grâce à l’appui de Rome en 37 AEC[9] (Voir T.J. ‘Avoda Zara 1,2)[10]. « Quels que soient ses défauts, le roi Hérode 1er le Grand, juif lui-même car descendant de juifs convertis, a eu le grand mérite de rénover-rebâtir le Temple de Jérusalem, avec l'assentiment des Rabbanim, qui admirèrent cette magnifique construction » [11].
  • Deuxième sens : Edom, c’est l’empire romain. Selon R’ Yits’hak Abravanel, « les premiers chrétiens auraient été des Iduméens, descendants d’Edom, plus ou moins convertis de force au Judaïsme par le roi Hordous, de triste mémoire »[12]. Le prophète annonce que Rome sera détruite par d’autres peuples qui vaincront son empire.
  • Troisième sens - Edom est aussi un terme qui inclut toutes les nations situées dans une filiation spirituelle par rapport à ‘Essaw. Nos Sages identifient en effet Edom à la civilisation occidentale[13]. R’ Chélomo Aviner א’’שליט écrit : « le prophète n'utilise pas le terme d'Occident, mais le terme équivalent dans la culture de tradition hébraïque : Edom, 'Essav, alias Edom, est l'ancêtre de l'Occident selon les sources juives[14]. L’histoire des massacres et persécutions de Juifs en Europe n’est plus à faire. La haine d’Israël, venue de ‘Amalek a été partagée par la plupart des nations et peuples européens à un moment ou un autres de leur histoire. Dans ces nations se sont développés depuis quelque 2000 ans, antisémitisme et persécutions inspirées par le Christianisme qui est devenu en quelque sorte le véritable héritier de Rome, et dont la puissance rayonne toujours de cette capitale. C’est en ce sens du mot Edom que le présent exil est nommé par nos Sages, l’exil d’Edom.

 

Les commentateurs considèrent l’un ou l’autre de ces trois sens du mot Edom. Ici, l’accent sera mis sur le troisième sens car, à l’époque où ‘Ovadia prophétise, les principales fautes de d’Edom contre Israël sont encore à venir. Toutefois, le premier sens est également pertinent. A l’époque de la destruction du Temple de Jérusalem, le royaume d’Edom ne porta pas assistance aux Hébreux ; témoignant d’une grande indifférence envers Jérusalem alors qu’elle a été attaquée par les Babyloniens בְּיוֹם֙ עֲמָֽדְךָ֣ מִנֶּ֔גֶד בְּי֛וֹם שְׁב֥וֹת זָרִ֖ים חֵיל֑וֹ וְנָכְרִ֞ים בָּ֣אוּ שְׁעָרָ֗ו וְעַל־יְרֽוּשָׁלִַ֨ם֙ יַדּ֣וּ גוֹרָ֔ל גַּם־אַתָּ֖ה כְּאַחַ֥ד מֵהֶֽם׃ (‘Ovadia 1, 11 ; 1, 13). Hachèm reproche donc à la nation d’Edom sa violence contre les Enfants d’Israël, descendants de Ya’akob, frère de leur ancêtre : « le jour où les étrangers ont capturé son armée, les barbares sont venus à ses portes, contre Yérouchalayim... toi aussi, tu étais comme l’un d’eux ». (‘Ovadia 1, 10-11), s’en prenant même aux rescapés de Jérusalem (‘Ovadia 1, 14).

 

Le troisième sens mérite une attention particulière car il mène non pas de situations historiques passées mais du futur et de la venue du Messie. Les nations situées dans une filiation spirituelle par rapport à ‘Essaw ont été dotées de grandes qualités propres. Mais, au lieu d’utiliser leurs qualités pour construire un monde moral, tourné vers le bien, les ont utilisées en les détournant vers des objectifs négatifs[15]. C’est cela qu’exprime le verset   : וְהַֽאֲבַדְתִּ֤י חֲכָמִים֙ מֵֽאֱד֔וֹם וּתְבוּנָ֖ה מֵהַ֥ר עֵשָֽׂו׃ « Je détruits les sages d’Edom, et le discernement de la montagne de ‘Essaw ! » (‘Ovadia 1,8).  Hachèm reproche à Edom de s’être laissé abusée par sa puissance, d’utiliser sa force à mauvais escient. זְד֤וֹן לִבְּךָ֙ הִשִּׁיאֶ֔ךָ  « Le bouillonnement de ton coeur t’a abusé » (‘Ovadia 1,3).  Son arrogance est telle qu’il croit habiter des refuges imprenables.

Après une critique sévère contre Edom, le prophète regarde vers le futur. Pourquoi ‘Ovadia a-il été choisi par Hachèm pour cette prophétie contre Edom ? Comme c’était un descendant de convertis édomites, le fait que ce soit lui qui parle suffisait à démontrer qu’H        achèm n’exerçait pas une punition contre un peuple mais une punition contre une orientation morale et ethique condamnable qui caractérisait la plupart des membres de ce peuple. ‘Ovadia a vécu dans la proximité du roi A’hab d’Israël et de la reine Izébel. Pourtant, il n’a pas été influencé par eux et leurs mauvaises actions. Alors que les prophètes de Hachèm étaient poursuivis et mis à mort, ‘Ovadia est parvenu à en sauver une centaine, à les cacher et à les nourrir avec ses propres ressources. C’est cette bonne action qui lui a valu de recevoir la prophétie[16]. Contrairement à ‘Ovadia, ‘Essaw son ancêtre a vécu entre deux tsadikim (Yits’hak et Ya’akob), mais il n’a pas choisi de suivre le bon exemple qu’ils lui montraient.

Le choix de ‘Ovadia par Hachèm démontre qu’il est possible de devenir un Juste bien que l’on soit issu d’ascendants ayant peu ou pas de mérites et ce, même si l’on vit dans un miieu où l’on subit de mauvaises influences[17]. En même temps, cela indique que tous les descendants de ‘Essaw ne sont pas destinés à la destruction, comme pourrait le laisser penser une interprétation erronée de וְלֹֽא־יִֽהְיֶ֤ה שָׂרִיד֙ לְבֵ֣ית עֵשָׂ֔ו כִּ֥י יְיָ דִּבֵּֽר׃  « et il n’y aura pas de reste de la maison de ‘Essaw car Hachèm a parlé » (‘Ovadia 1, 18). En fait, R’ Yéhouda Hanassi a enseigné que le prophète faisait allusion ici aux descendants de ‘Essaw agissant aussi mal que lui ; ceux qui recherchent la vérité parmi eux ne seront pas concernés par ces prophéties[18].

 

Le prophète annonce enfin la restauration d’Israël et le règne de Hachèm (‘Ovadia 1, 15-22). Il annonce la punition des nations כִּֽי־קָר֥וֹב יוֹם־יְיָ עַל־כָּל־הַגּוֹיִ֑ם כַּֽאֲשֶׁ֤ר עָשִׂ֨יתָ֙ יֵעָ֣שֶׂה לָּ֔ךְ גְּמֻֽלְךָ֖ יָשׁ֥וּב בְּרֹאשֶֽׁךָ׃  « Car proche est le jour de Hachèm contre toutes les nations : comme tu as fait, il te sera fait. Ta récompense retombera sur ta tête (‘Ovadia  1, 15). On lit ensuite un verset très connu :וְהָיָה֩ בֵית־יַֽעֲקֹ֨ב אֵ֜שׁ וּבֵ֧ית יוֹסֵ֣ף לֶֽהָבָ֗ה וּבֵ֤ית עֵשָׂו֙ לְקַ֔שׁ וְדָֽלְק֥וּ בָהֶ֖ם וַֽאֲכָל֑וּם וְלֹֽא־יִֽהְיֶ֤ה שָׂרִיד֙ לְבֵ֣ית עֵשָׂ֔ו כִּ֥י יְיָ דִּבֵּֽר׃ « La maison de Ya’akob sera un feu, et la maison de Yossef une flamme, et la maison de ‘Essaw sera de paille. Ils l’allument, elle les dévore. Il ne restera pas de vestiges à la maison de ‘Éssav. Car, Hachèm a parlé. » (‘Ovadia 1, 18). Dans ce verset il est question de feu contre Edom. Nos sages enseignent que la Torah est comparée au feu : c’est donc par le mérite de la Torah et de son étude[19]  que les Enfants d’Israël empêcheront Edom de leur nuire.

La maison de Yossef apparaît séparément du reste des Enfants d’Israël. C’est que Yossef, et ses descendants disposent d’un pouvoir spirituel particulier contre ’Essaw[20].

Le fait que ‘Ovadia hanabi mentionnent à la fois Ya’akob et Yossef implique que tous les Enfants d’Israël sont concernés. Cela comprend donc non seulement les exilés du royaume de Yéhouda, mais aussi les dix tribus du royaume d’Israël (comprenant celles d’Ephraim et de Manasseh, les fils de Yossef) exilées en Assyrie puis perdues. Ces tribus reviendront en Erets Israël, de lieux lointains comme Tsarfat[21] et Sépharad[22]. Certains croient y voir mentionnée la France et l’Espagne. Mais Tsarfat pourrait être plus vraisemblablement Zarephat en Phénicie, (localité située entre Tyr et Sidon)[23]. Quant à Sépharad, il pourrait s’agir d’un autre nom d’Apamea (Apamene) en Syrie[24].  Ces deux villes ont abrité des populations juives au temps des Perses et elles pourraient s’y être développées à partir de l’exil au temps des Babyloniens[25].

 Le dernier verset précise : וְעָל֤וּ מֽוֹשִׁעִים֙ בְּהַ֣ר צִיּ֔וֹן לִשְׁפֹּ֖ט אֶת־הַ֣ר עֵשָׂ֑ו וְהָֽיְתָ֥ה לַֽיְיָ הַמְּלוּכָֽה׃  « Les sauveurs monteront au mont Sion pour juger le mont ‘Éssav. Pour Hachèm, c’est le règne ! » (‘Ovadia 1, 21).

Les commentateurs médiévaux considèrent généralement que cela signifie que justice sera faite contre Rome[26] qui a détruit le Temple.

Mais il est une autre lecture : Edom, on l’a dit, est un terme générique qui inclut toutes les nations spirituellement apparentées à ‘Essaw et ayant opprimé les Juifs. Des nations qui ont conservé les manières et traditions de leur ancêtre spirituel : la violence et la recherche de la puissance.

R’ Chélomo Aviner א’’שליט mentionne une parabole rapportée par Rachi[27] : un marchand de chaume entra en ville avec ses chameaux chargés de marchandise. Le forgeron lui demanda : ‘Où va-t-on mettre tout ce chaume’ ? Quelqu’un lui répondit:  : ‘Une étincelle jaillira de ton enclume et le consumera complètement’. R’ Chélomo Aviner א’’שליט considère que nous assisterons aujourd’hui à un renversement de l'histoire « L'histoire de l'Occident semble volumineuse… mais en fait, elle n'est qu'événementielle, et une étincelle de vérité qui jaillira de l'enclume de Yosseph suffira à démontrer son inanité. La culture occidentale est un épouvantail bourré de paille, et la pure flamme d'Israël n'en fera qu'une flambée… Nous pouvons constater un Occident fatigué et atteint de nausée, et un Israël renaissant, qui, tout en étant certes en proie à des difficultés diverses, détient son avenir devant lui »  [28] .

Mais revenons au verset. Selon une explication simple, le mot מֽוֹשִׁעִים֙  fait allusion au Messie et ceux qui l’accompagneront[29]. Le Midrach enseigne qu’il s’agit de Michaël[30] et Gabriel[31], les deux anges gardiens qui viennent en aide aux Enfants d’Israël, feront justice contre Edom.

L’histoire récente a fourni une démonstration spectaculaire du possible l’effondrement de nations pourtant puissantes et semblant invincibles[32].

 

Lorsqu'Edom sera puni pour ses mauvaises actions, le Nom de Hachèm sera reconnu par tous dans le monde. Alors régneront pour toujours la vérité et la justice.

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NOTES 

[1] Aucune information n’est donnée ici sur le prophète lui-même comme c’est souvent le cas pour d’autres prophètes.   On apprend ailleurs que c’est un converti qui lui-même vient du peuple de Edom, descendant de Eliphaz, l’ami de Iyob.  Une autre tradition rapporte que c’était le personnage du nom de ‘Ovadia qui, vivant au temps du roi A’hab d’Israël, a sauvé les prophètes lors des persécutions menées par A’hab et Izébel (T.B. Sanhédrin, 39b, Chémot Raba 31,3).

[2] A. Chouraqui, La Bible, « Liminaire pour ‘Obadyah ». Ce que le traducteur qualifie de « méthode du marteau ».

[3] Autres orthographes pour עבדיה‎ (ou  עבדיהו) : Abdias, Obadias (Οβαδίας), Obdio, ‘Obadyah, Obadyahou, Ovadyah, Ovadia = « celui qui sert », etc..

[4] Voir Béréchit 36,1.

[5] R’ Moshe Weissman (1993), The midrash says on The weekly haftaros. Vol. 1, p. 218, p. 220.

[6] לֹֽא־תְתַעֵ֣ב אֲדֹמִ֔י כִּ֥י אָחִ֖יךָ ה֑וּא לֹֽא־תְתַעֵ֣ב מִצְרִ֔י כִּי־גֵ֖ר הָיִ֥יתָ בְאַרְצֽוֹ׃  (Dévarim 23,8).

[7] Cité par S. G. Rosenberg (2000), pp. 33-34.

[8] Comme le rappelle Gilles Joseph Bakis, mail à l’auteur (1er sept. 2016).

[9] Josephus, Antiquitiés III, 257, cité par S. G. Rosenberg (2000), pp. 33-34.

[10] Cité par S. G. Rosenberg (2000), pp. 33-34.

[11] Précisions de Gilles Joseph Bakis, mail à l’auteur (1er sept. 2016).

[12] Cit.  R’ Ch. Ch. Aviner (5763), p. 43.

[13]  R’ Ch. Ch. Aviner (5763), p. 43.

[14] Rachi (Béréchit 36, 43).

[15]  R’ Moshe Weissman (1993), The midrash says on The weekly haftaros. Vol. 1, p. 227.

[16] T.B. Sanhédrin 39b.

[17] R’ Moshe Weissman (1993), The midrash says on The weekly haftaros. Vol. 1, p. 219.

[18] T.B. ‘Aboda zara 10. Voir le récit sur ‘L’empereur Antoninus et R’ Yéhouda Hanassi’, R’ Moshe Weissman (1993), The midrash says on The weekly haftaros. Vol. 1, p. 233-235.

[19] Selon צוארי שלל, un ouvrage du ‘Hida (18ème s.) cité par R’ Moshe Weissman (1993), The midrash says on The weekly haftaros. Vol. 1, p. 231 et 441.

[20]  ‘Essaw a vécu entre deux Justes (Yits’hak et Ya’akob), mais n’a pas choisi de suivre leur exemple. Au contraire (et tout comme ce sera le cas de ‘Ovadia plus tard) Yossef est resté droit bien qu’il ait vécu dans l’entourage de Potifar et de Pharaon, deux personnages peu recommandables sur le plan moral. Selon, גור אריה (Béréchit 30, 25), et le Midrach Tan’houma (paracha Ki tétsé) . cités par R’ Moshe Weissman (1993), The midrash says on The weekly haftaros. Vol. 1, p. 231 et 441.

[21] S. G. Rosenberg (2000), p. 34

[22] Certains croient y voir mentionnée l’Espagne. Mais ce pourrait être plutôt S. G. Rosenberg (2000), p. 34

[23] Sarept, ou  Sarepte ou Zarephath (en Hébreu: צרפת  Tzarfát). Le prophète Elie y a séjourné un temps (I Rois 17,9).

[24] Da'at Mikra, Obadiah, 14, no. 65. Cit. S. G. Rosenberg (2000), p. 34

[25] S. G. Rosenberg (2000), p. 34

[26] S. G. Rosenberg (2000), p. 34.

[27] Rachi, sur Béréchit 37, 1, cit.  R’ Ch. Ch. Aviner (5763), p. 44.

[28] R’ Ch. Ch. Aviner (5763), p. 44.

[29] Rambam ‘hilkhot mélakhim; R. David Altschuler, (Metsoudat David). Cit. R’ Moshe Weissman (1993), The midrash says on The weekly haftaros. Vol. 1, p. 236.

[30] C’est lui qui est intervenu contre le camp des Assyriens au temps du roi ‘Hizkiyahou (II Mélakhim 19, 35). Cit. R’ Moshe Weissman (1993), The midrash says on The weekly haftaros. Vol. 1, p. 236.

[31] C’est lui qui a sauvé de la fournaise Michael, ‘Hanania et ‘Azaria, et brûlé les serviteurs de Nabukadnetsar qui les y avaient jetés (Daniel 3,22). Cit. R’ Moshe Weissman (1993), The midrash says on The weekly haftaros. Vol. 1, p. 236.

[32] La disparition de l’URSS est survenue de manière plutôt étonnante : cet Etat, avec les Etats-Unis d’Amérique étaient les deux puissances s’étant affrontées pendant la Guerre froide. En janvier 1989, l’URSS disposait d’une des armées les plus redoutables du monde avec un arsenal énorme de bombes atomiques. C’était le plus vaste pays au monde s’étendant depuis l’Europe de l’Est jusqu’à l’océan Pacifique. Elle contrôlait aussi les territoires d'une douzaine d’Etats communistes satellites et son influence s’étendait sur un grand nombre de pays à travers la planète.  Les régimes communistes du bloc de l'Est tombent les uns après les autres (un événement est marquant : la chute du Mur de Berlin le 9 novembre 1989). L'URSS disparaît en tant qu'État en décembre 1991, et les structures institutionnelles du bloc de l'Est, cessent d'exister au milieu de la même année.

 

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