L’étude de la Mishna protège du Guéhinom. ‘Hidouchim de Shmuel Darmon

L’étude de la Mishna protège du Guéhinom. Hidouchim de Shmuel Darmon

Hillel Bakis (édition) 

 

 

 : מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ וְה֥וּא יִתֵּ֖ן מַֽעֲדַנֵּי־מֶֽלֶךְ

« Pour Asher, sa production sera abondante ;

c’est lui qui pourvoira aux jouissances des rois. » 

Béréchit 49, 20

Le début du verset cité en exergue enseigne qu’Asher atteste : l’étude de la Mishna, et la lecture du shéma dans la crainte de Hachèm font qu’on est protégé des deux guéhinom

Voici l’explication détaillée.

Celui qui a étudié la Mishna au cours de sa vie est épargné du Guéhinom

Le Midrash Talpiyot enseigne qu’Asher, fils du patriarche Yaakov, intercède auprès du Saint béni soit-Il afin que quiconque a étudié la Mishna au cours de sa vie soit épargné du guéhinom ; cela, même s’il y a été condamné par le tribunal céleste[1].

Il est dit qu’Asher se tient à l’entrée du Guéhinom pour accomplir cette mission de miséricorde.

Le ‘Hida[2] signale aussi qu’un lien peut être établi entre Asher et la Mishna, mais il donne une information supplémentaire par rapport à l’enseignement du Midrash Talpiyot. Il appuie cette affirmation sur le verset מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ וְה֥וּא יִתֵּ֖ן מַֽעֲדַנֵּי־מֶֽלֶךְ « Pour Asher, sa production sera abondante ; c’est lui qui pourvoira aux jouissances des rois. »  (Béréchit 49, 20)[3] Ce verset de la paracha Vay’hi indique la bénédiction de Asher par Ya’akov, son père.

Le Midrash et le ‘Hida indiquent qu’un lien existe entre Asher et la Mishna. Le ‘Hida précise la source de cet enseignement en indiquant un verset de la Torah. Mais cette précision n’est pas explicite, car on ne peut pas déduire ce lien du sens littéral du verset.

 

Trois raisons au-delà du sens littéral du verset

On peut imaginer trois raisons :

  • Le ‘Hida a établi ce lien, car les deux premiers mots du verset contient les mots מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה méasher shéména. Or, ce mot méasher (de Asher) possède les mêmes lettres que le mot Mishna ;
  • La source de l’enseignement donné par le Midrash Talpiot aurait été signalée au ‘Hida par une inspiration divine (roua’h hakodech).
  • Le Rav a été en mesure d’établir ce lien, par son propre raisonnement, appuyé sur les procédés rabbiniques d’interprétation de la Torah[4].

 

 

Telle sera notre hypothèse.

Nous tenterons de retrouver ce raisonnement par une lecture différente du verset en s’appuyant sur une combinaison des lettres des trois premiers mots du verset : מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ.

Bien entendu, pour comprendre cette lecture différente du verset, il faut connaître les procédés rabbiniques d’interprétation de la Torah venant de la Torah orale. Les substitutions (צרוף tsérouf, tseruf) et permutations (טמורה témoura[5]) comptent parmi les 32 règles rapportées au nom de R’ Yossi Hagalili. Lorsque des mots sont composés des mêmes lettres, la tradition indique qu’ils sont en étroite relation[6]. Dans cette perspective, les mots comme les versets bibliques peuvent être considérés comme des agencements de lettres à décoder. Ce décodage se fait selon des méthodes précises en utilisant les lettres du mot considéré, ou bien selon des règles de substitution des lettres du mot considéré par d’autres lettres désignées par des grilles précises d’équivalence. Le procédé de l’échange de lettres dans un mot (témoura ,תמורה) consiste à substituer une lettre à une autre afin de former de nouveaux mots. Il existe des règles combinatoires précises : « les lettres de l’alphabet hébraïque, en plus de représenter ces lettres elles-mêmes, peuvent également servir à évoquer d’autres lettres en appliquant certains codes connus des Sages par tradition »[7].

Il existe plusieurs systèmes de permutation. Des tables sont établies pour faciliter leur utilisation.

 

 

Dans une première perspective, ces trois mots peuvent se lire : « Tu as la permission d’obtenir le pardon de celui qui a étudié la Mishna ».

Selon cette lecture, le mot מֵֽאָשֵׁ֖ר ne signifie pas « d’Asher », mais « il confirme » ou « il atteste »[8]. C’est un verbe qui a la même racine que le mot Ishour (permission/autorisation). Dans la bérakha de Ya’akov, se trouve donc contenue l’autorisation à conférer à Asher le pouvoir d’influer positivement sur le jugement de quelqu’un.

Le deuxième mot : שְׁמֵנָ֣ה, contient les lettres de la משנה Mishna.

Le troisième mot : לַחְמ֑וֹ, « son pain », a les mêmes lettres que מחול  ma’houl « pardonner ».

 

Dans une deuxième perspective, ces trois mots peuvent se lire : « Min ‘hom esh ». Ce qui veut dire : « de la chaleur du feu ».

Considérons les lettres centrales de chacun des trois mots מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ.

Les deux lettres centrales du mot מֵֽאָשֵׁ֖ר forment le mot : אש « esh » « le feu ».

Les deux lettres centrales du mot שְׁמֵנָ֣ה forment le mot : min מן, « de » ou « du ».

Les deux lettres centrales du mot לַחְמ֑וֹ forment le mot : ‘hom חמ.

 

Dans une troisième perspective, il est possible de déduire des trois mots l’expression : shamra lo, « Elle l’a protégé ».

Cette lecture s’appuie sur les lettres restantes, celles inutilisées par la deuxième perspective. Il s’agit des lettres en position initiales ou finales de chacun des trois mots מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ.

  • mem, resh, pour מֵֽאָשֵׁ֖ר ;
  • chin, hé pour שְׁמֵנָ֣ה ;
  • mem, lamed, waw, pour לַחְמ֑וֹ.

En associant les deuxième et troisième perspectives, on obtient « elle l’a protégé de la chaleur du feu ». « Elle », c’est la Mishna. Asher, situé à la porte du guéhinom obtient le pardon de quiconque a étudié la Mishna, même s’il a été condamné par le tribunal. Ainsi, il parvient à le protéger de la chaleur du feu du guéhinom.

La Mishna constitue donc un bouclier vis-à-vis du feu brûlant du guéhinom.

 

Connexion entre la Mishna et le guéhinom

On peut établir une connexion entre le mot Mishna et le guéhinom. Cela, notamment grâce au procédé de l’échange de lettres dans un mot. Ce procédé consiste à substituer une lettre à une autre afin de former de nouveaux mots. Il existe des règles combinatoires précises : « les lettres de l’alphabet hébraïque, en plus de représenter ces lettres elles-mêmes, peuvent également servir à évoquer d’autres lettres en appliquant certains codes connus des Sages par tradition »[9].

Il existe plusieurs systèmes de permutation. Des tables sont établies pour faciliter leur utilisation.

 

On s’intéressera ici à la grille de permutation .אי"ק בכ"ר  (IK BaKhaR). Les unités, les dizaines et les centaines sont interchangeables, car elles ont le même « petit nombre » 100 = 1 ; 10=1[10].

 

Lien Mishna/guéhinom

La relation de la Mishna avec le guéhinom se déduit du chin du mot Mishna qui peut être remplacée par la lettre lamed, d’après la grille de permutation IK BaKhaR[11].

Or, ce lamed et ce chin sont substituables au guimel de גֵּיהִנֹּם guéhinom. Ce lamed est également substituable à la première syllabe de גֵּיהִנֹּם (גֵּי) de valeur 30 en guématria des voyelles. Nos maîtres ont attribué des valeurs numériques aux voyelles[12] ; or, dans le mot guéhinom גֵּיהִנֹּם, sous la lettre guimel, se trouve la voyelle tséré. Sa valeur est 20, car cette voyelle est faite de deux points et que chaque point vaut 10 (la valeur « 10 » est attribuée à chaque point, le point ayant la forme d’un youd). Par ailleurs, le youd (deuxième lettre du mot גֵּיהִנֹּם) vaut dix.

Ainsi, le lamed vaut 30 ; soit 3 fois dix que l’on retrouve avec la syllabe גֵּי : tséré + youd, c’est-à-dire à 30.

Par ailleurs, les 3 lettres restantes du mot Mishna soit mem noun hé, s’associent à la syllabe guéy (גֵּי) — déduite de la permutation du chin de Mishna — pour former le mot guéhinom. La Mishna protège du feu du géhinom.

 

 

 

6 mois dans le guéhinom de feu suivis de 6 mois dans le guéhinom de neige

Nos Sages enseignent qu’il existe deux types de Guéhinom : le guéhinom de feu et le guéhinom de neige (Zohar Vayehi 237b).

  • Le premier mot du verset (מֵֽאָשֵׁ֖ר) fait allusion au guéhinom de feu. Les deuxièmes et troisièmes lettres forment le mot feu (אש). Ce mot possède les mêmes lettres que mar ech (amertume מֵֽאָשֵׁ֖ר ; feu מֵֽאָשֵׁ֖ר). Le guéhinom de feu purifie l’homme qui a pris des libertés avec son yetser hara’ en s’autorisant des choses interdites. Méacher est lié à ishour (permission).
  • Le deuxième mot, שְׁמֵנָ֣ה fait référence au guéhinom de neige par sa première lettre, le chin. Les lettres chin, lamed et guimel sont de même rang et ensemble, elles forment le mot שלג  chéleg/neige). Ce mot, שְׁמֵנָ֣ה fait référence à une personne corpulente (shamen/gros) qui a du mal à se déplacer. Le guéhinom de neige vient purifier l’homme qui a fait preuve de paresse envers l’accomplissement des mitsvot.
  • La’hom c’est leh’em waw. Son pain. La part de celui qui est purifié dans le guéhinom, c’est waw: waw waw (orthographe du nom de la lettre). Ces deux waw-s correspondent 6+6, ce qui est une allusion aux six mois du guéhinom de feu puis aux six mois de guéhinom de neige (une neige brûlante). Celui qui sort du guéhinom de feu se croit soulagé en sentant de la fraîcheur ; il se croit sorti d’affaire. Cependant, il se rend vite compte que dans le guéhinom de glace, la glace ne rafraîchit pas : elle est ressentie comme étant « brûlante »[13]. L’ordre (feu d’abord, neige ensuite) apparaît dans le passouk, on l’a vu, le premier mot renvoyant au feu, et le deuxième à la neige.
  • Notons aussi que le deuxième mot שְׁמֵנָ֣ה shéména, peut se lire shana +mem. Or, selon un procédé méconnu de l’exégèse biblique, la lettre même est un assemblage de la lettre Caf et de la lettre waw,. Le deuxième mot peut donc être compris comme suit : "l’année est comme le waw". On l’on a dit, le mot waw se compose de deux waw-s. Ce qui revient à enseigner que l’année est composée de deux fois 6 mois. Compte tenu du contexte, cela veut dire : six mois de guéhinom de feu, et six mois de guéhinom de neige.

 

Shéma’, Guéhinom et Mishna

  • Ainsi les initiales renvoient à la kavana, et les finales aux six mots du shéma’ et au 205 lettres du premier paragraphe.

Dans la guémara (traité Bérakhot 15b) il est dit qu’en prononçant bien les mots de la lecture du shéma’ cela refroidit le guéhinom.

Dans le verset présenté en exergue, les lettres finales des mots מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ sont rech, hé, waw. Elles font allusion à la lecture du shéma’ avec kavana :

  • le waw renvoie aux six mots du premier verset du shéma’ (shéma’é’had) [14];
  • le rech et le totalisent 205 en valeur numérique, ce qui est le nombre de lettres du premier paragraphe du shéma’. Ces 205 lettres protègent de la montagne du guéhinom (הר=205)[15].
  • Les initiales des mots מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ sont mem chin lamed. Ces lettres forment le mot לשם léshem, « pour D.ieu ». C’est une allusion à l’intention (kavana) dans la lecture du shéma’: intention de lire pour la gloire de D.ieu.
  • La lecture du shéma’ doit se faire dans la crainte de D., celui qui éprouve de la crainte pendant sa lecture du shéma’, sera protégé du guéhinom.

Considérons les valeurs numériques des lettres finales de מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ. on obtient 211, soit le mot yaré ירא « celui qui craint ». Allusion à la crainte dont le fidèle doit être animé lors de la lecture du shéma’. Cette crainte va le protéger.

 

La Torah est infinie. Les trois mots du verset cité en exergue ont livré beaucoup de sens que nous avons évoqués ci-dessus. Et pourtant, les remarques qui suivent montrent que nous n’en avons pas épuisé le sens. Voici donc quelques nouveaux ‘hidouchim que suggèrent d’autres approches des mots du verset.

Des mots différents sont inscrits dans ces trois mots.

 

Lisons à partir de la 2e lettre du premier mot

מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ

Cela, si on supprime les espaces entre les mots et si on regroupe des lettres de mots différents si nécessaire. En commençant à partir de la deuxième lettre du premier mot (aleph) en sautant la première lettre (mem), en supprimant aussi l’espace entre le premier et le deuxième mot, et en ajoutant la première lettre du deuxième mot, on lit : asharesh. Dans le mot ashresh, on trouve shoresh (une racine grammaticale qui signifie « racine » [d’une plante, d’un arbre]). Le verbe לשרש est ici conjugué à la première personne du singulier au futur (mode/binyan : piel) « déraciner » אֲשַׁרֵשׁ (asharésh).

 

מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ

En commençant à partir de la deuxième lettre du deuxième mot (mem), en supprimant l’espace entre le deuxième et le troisième mot, et en ajoutant la première lettre du troisième mot, on lit : ménahel. Ce mot signifie « directeur ».

Ces mêmes mots viennent nous éclairer sur l’identité de ce ménahel.

מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ

 

Les deux dernières lettres du premier mot sont les lettres du mot sar « prince ». Les deux premières lettres du deuxième mot sont les lettres du mot shem « nom ».

Le deuxième mot indique le nom de ce prince : שְׁמֵנָ֣ה. Considérons les trois dernières lettres du mot. Précisons que nos maîtres prescrivent de ne pas prononcer le nom de démons. Donc ici, on se contentera de lire. Nous avons les lettres mem noun hé. Il est possible de substituer un dalet au noun qui font partie du même groupe de lettres, les dentales[16]. On dispose donc des lettres mem dalet hé. En les disposant dans un autre ordre : dalet mem hé, vocalisées par les voyelles dalet/chourouk ; mem/pata’h ou kamats, hé. En hébreu le mot "Douma" signifie « silence ». Il est mentionné comme un lieu symbolique associé à la mort ou au silence éternel, notamment dans Yésha’ya/Ésaïe 21,11 (« Oracle contre Douma »). Dans la tradition juive mystique, ce nom est celui de l’ange du silence, en fait, le gardien du monde des morts et donc le « directeur » du géhinom. Cette lecture des premiers mots du verset placé en exergue est donc : « Le nom du prince du feu, c’est le menahel du ‘hom : dou.ma (ne pas prononcer).

 

מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ

Enfin, les trois dernières lettres du troisième mot, se lisent ‘hamo, soit en déplaçant le waw final entre le ‘hét et le mem, cela donne le mot ‘hom « chaleur ».

 

La nouvelle lecture des trois mots du verset apporte le sens suivant : « je déracinerai le directeur de la chaleur ».

 

 

Les quatre premiers mots du verset

מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ וְה֥וּא יִתֵּ֖ן מַֽעֲדַנֵּי־מֶֶֽךְ׃

Lettres initiales

On obtient le mot shalom (paix) en utilisant les initiales (rashé tévot).

מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ וְה֥וּא יִתֵּ֖ן מַֽעֲדַנֵּי־מֶֶֽךְ׃

Ces initiales, disposées dans un ordre différent, composent le mot shalom.

 

Lettres finales

Considérons les lettres finales מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ וְה֥וּא

Avec rech hé waw aleph, on obtient (dans le désordre) le mot רואה rohé (« il voit ») ou אור ה or ha (« lumière du »).

En utilisant les initiales et les finales, l’enseignement du début de ce verset est le suivant :

« Il voit la lumière du shalom ». Ce qui s’applique tant à celui qui étudie la Mishna qu’à celui qui lit le shéma’ avec l’intention

 

Le shéma’

Cet enseignement est déduit des initiales et les finales

מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ וְה֥וּא יִתֵּ֖ן מַֽעֲדַנֵּי־מֶֶֽךְ׃

 

מֵֽאָשֵׁ֖ר שְׁמֵנָ֣ה לַחְמ֑וֹ וְה֥וּא

 

Dans שְׁמֵנָ֣ה, le deuxième mot du verset cité en exergue, les lettres sont : mem chin noun hé

La somme des valeurs numériques des lettres noun et est 55. Comme il y a deux mots, il est possible d’ajouter 2 (kollel de deux lettres) soit 57.

Le nombre 57 correspond aux lettres noun zayin.

Si on encastre le zayin à l’intérieur du noun on forme la lettre ‘ayin. Cette méthode d’interprétation n’est pas trop connue mais les lettres hébraïques sont constituées d’autres lettres hébraïques[17].

Cette lettre s’associe au mem et au chin de mishna pour forme le mot Shéma’. שמע

 

 

 

 

 

 

 

Références

Bakis, Hillel (2013), Interpréter la Torah, Hotsaat Bakish, Montpellier, 282 p.

Bakis, Hillel avec la participation de Shmuel Darmon (2025), Une dimension méconnue de l’infini de la Torah. Les lettres hébraïques et leurs ko’hot. Hotsaat Bakish, Montpellier Kyriat Ata. Janvier. 88 p.

Guémara, Massékhet Bérakhot

Ha-Kohen d’Izmir, R’ Eliyahu ben Avraham Shlomo, (v. 1700), Midrash Talpiyot, 353 p. Imprimé : à Zhitomir, 1860 ; à Lemberg, 1875 : hebrewbooks.org/20804).

Halevi de Drea, R’ David (15e s. édition 5780), Argent pur. Règles fondamentales de la science des combinaisons de lettres,

Sefer ha-Malkhout, "Sifrei Chaim", Jerusalem, 2008.

Fano, R’ Menahem Azariah de (1548‑1620), Kessef tsarouf.

Mishna

Tanakh

Zohar & Tikouné Zohar.

 

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Notes

[1] R’ Eliyahu ben Avraham Shlomo ha-Kohen d’Izmir (1875), Midrash Talpiyot, 353 p. Cet ouvrage, écrit vers 1700, est une anthologie d’enseignements, kabbalistiques notamment, tirés de centaines de sources. Il a été imprimé au milieu du XIXe siècle (Zhitomir, 1860 ; Lemberg, 1875 : hebrewbooks.org/20804).

[2] R’ Haim Yossef David Azoulay (1724-1806).

[3] Littéralement : « son pain est huileux ». Ce qui veut dire que ce n’est pas du pain ordinaire. Expression qui est traduite par Onkelos de la manière suivante : טבא ארעה « Tava Ar’é » = la terre est bonne, elle est fertile.

[4] Voir par exemple : Hillel Bakis (2013), Interpréter la Torah, Hotsaat Bakish, Montpellier.

[5] Autres orthographes : temura, temurah, témourah.

[6] « Nos Maîtres affirment que lorsque des mots possèdent la même racine ou se composent des mêmes lettres, ceci révèle qu’un lien étroit les unit », R’ Mena’hem Berros (2004), Pardes Ména’hem, Béréchit, p. 291.

[7] Note 7, page 5a dans T.B. Pessa’him 5a, Ed. Safra.

[8] Verbe au piel.

[9] Note 7, page 5a dans T. B. Pessa’him 5a, Ed. Safra. Voir aussi : Hillel Bakis avec la participation de Shmuel Darmon (2025), Une dimension méconnue de l’infini de la Torah. Les lettres hébraïques et leurs ko’hot. Kyriat Ata, Montpellier. Hotsaat Bakish,

[10] Sur les grilles de substitution voir : Hillel Bakis (2013), Interpréter la Torah, pp. 256-262 ; grille de permutation IK BaKhaR, p. 261.

[11] Selon cette règle de l’interprétation rabbinique, les lettres de l’alphabet hébraïque sont réparties dans une grille de trois lignes : les unités (de aleph à tet), les centaines (de youd à tsadé) et les centaines (de kouf à tsadé final). Chaque ligne concerne les valeurs numériques de mêmes rangs (unités, dizaines, centaines). La règle indique que les lettres possédant des valeurs numériques de même rang sont substituables. Ainsi en est-il pour guimel, lamed et shin — soit 3, 30 et 300 qui sont donc interchangeables.

[12] Sur la guématria des voyelles, voir  Tikouné zohar ( p. 7) et Kessef tsarouf (p.  237).  Voir aussi : Hillel Bakis (2013), Interpréter la Torah, p.  253. Les voyelles sont composées de youd-s (points) et de vav-s (trait). Le point youd est appelé nitsots et le vav trait que l’on trouve dans le kamats ou le pata’h, est appelé rakia.

[13] Zohar, Vaye’hi 273b.

[14] La guématria de la lettre waw est 6.

[15] Le guéhinom (ou Géhenne) désigne une vallée située au sud de Jérusalem, appelée Vallée de Hinnom. Mais elle est symboliquement associée à une montagne dans certains écrits cabbalistiques. (l’éditeur).

[16] Ari zal précise qu’il est possible de permuter le noun et le dalet.

[17] Voir : Hillel Bakis avec la participation Shmuel Darmon (2025), Une dimension méconnue de l’infini de la Torah. Les lettres hébraïques et leurs ko’hot. Montpellier Kyriat Ata : Hotsaat Bakish.


(c) Editions Hotsaat Bakish, Institut Rabbi Yesha’ya Bakish zts’’l, Montpellier/Netanya. et/ou Shmuel Darmon, novembre 2025; ISBN : 979-10-90638-89-1