006. Rabbi Nathan ben Meir de Trinquetaille

 

 

6. Rabbi Nathan ben Meir de Trinquetaille

 

 Disciple d'un important Tosafiste, ce rabbin de Provincia avait des disciples espagnols, dont Na’hmanide (Ramban).

 

Rabbi Nathan ben Meir de Trinquetaille (12e -13e siècles) fut le maître de Rabbi Moïse ben Nachman (Ramban) de Gérone, de Rabbi Meir ben Simon (Meili) et de Rabbi Samuel ben Isaac Sardi, érudit espagnol qui a composé le Sefer HaTerumah.

Le maître principal de Rabbi Nathan fut le Tosafiste R. Isaac ben Abraham (Ritsba) de Dampierre. Cependant, il a été influencé par les enseignements de R. Abraham ben David de Posquières (Ravad)

grâce à son père Rabbi Meir ben Isaac, disciple puis collègue du Ravad. A leur tour, les disciples espagnols de Rabbi Nathan ont certainement absorbé les enseignements de Ravad par l’intermédiaire de leur maître.

Rabbi Nathan est souvent cité par Rabbi Samuel ben Isaac Sardi et par Rabbi Eshtori HaParchi, son petit-fils et disciple, et auteur du Sefer Kaftor vaFera’h.

Les citations nous montrent clairement que Rabbi Nathan a composé un livre intitulé Chaarey Tefisah sur des saisies illégales. Ceci a dû faire partie d'une œuvre monumentale sur la loi civile.

L'impact de Rabbi Nathan peut être évalué à la lumière des œuvres d'un de ses disciples - le Ramban. Dans ses ‘Hiddushim (novellae), le Ramban s'est basé sur les sages espagnols antérieurs, tout en se prévalant de la méthode d'étude caractéristique des Tosafistes de la France septentrionale, et cela grâce aux enseignements de Rabbi Nathan et de Rabbi Judah ben Yakar, tous deux disciples du Ritsba de Dampierre.

En plus, on constate une influence des sages de Provincia sur les œuvres du Ramban, influence qu’il reçut par l’intermédiaire de son maître Rabbi Nathan. Grâce à cette richesse des sources, à la puissance du raisonnement et à la clarté du style, les œuvres halachiques et talmudiques du Ramban se rangent parmi les chefs d'œuvre de la littérature rabbinique.

 

Les Sages de la Provincia, par Y. Maser

© Y. Maser (1ère ed. 2002, 2015) et/ou

© Hotsaat Bakish, Institut Rabbi Yesha’ya (2015)

Mise en ligne: 15 juillet 2015

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