22. Emouna

 

Récits sélectionnés tirés du manuscrit de William R. Belhassen, Toi mon Israël. 

 

22 - Emouna

Je voudrais vous raconter une anecdote qui m'est arrivée lorsque la Bar-mitsva d'un de mes fils était proche. Lorsqu’on a la foi (émouna), tout peut arriver par la force de la prière. 

Mais, tout d’abord, je dois préciser, qu'à cette période, j’étais fauché comme les blés….. Il faut dire qu’à Marseille, mon salaire n’était pas du tout en rapport avec mes besoins familiaux : une épouse, une mère et six enfants, il en fallait des sous pour faire vivre tout ce petit monde. Et à chaque Bar-mitsva, mon épouse était prise de panique en prévision de tous les frais qui nous attendaient.

Le seul qui restait calme, c’était moi car j’avais une confiance aveugle envers Notre Créateur. Et à chaque fois, j’avais l’audace de m’adresser à lui en demandant: "Eternel, j’ai besoin de ton aide pour la Bar-mitsva". 

Et chaque fois, l’Eternel répondait favorablement à ma prière. Je ne sais pas moi-même comment je m’en suis sorti de toutes ces dépenses, mais, le fait est là : la Bar-mitsva de mes trois fils ont toutes été réussies. Mêmemon épouse s’étonnait : "Comment as-tu fait ?"  Je ne savais pas moi-même, mais une fois encore, IL m’a aidé.

Le fils dont nous avions à organiser la bar-mitsv est né « religieux ». Je m’explique : bébé, pour s’amuser, il avait dans ses mains, un livre de prières. Enfant, s’il tardait à rentrer, on allait le chercher... Devinez où ?...  A la synagogue du quartier, à Marseille.

Un mois avant sa Bar-mitsva, il est venu vers moi et m’a rappelé que j’avais oublié de lui acheter son Taleth et ses Téfilines.

Je n'avais pas oublié! Mais, comme d’habitude, je n’avais pas d’argent pour lui acheter ce qu’il me demandait mais je l’ai rassuré : "Va, mon chéri, ne t’inquiète pas, tu auras ton Taleth et tes Téfilines." OUI, en disant cela je pensais: "D.. y pourvoira" et j’y croyais sincèrement. 

Trois jours plus tard, en sortant de mon bureau du « Quai 25 du port », j’ai vu une boîte en carton, dans un coin derrière la grande porte du quai. Je me suis approché, l’ai remuée prudemment avec un bâton de crainte que ce ne soit une bombe. J’ai ouvert la boite et j’ai trouvé ….UN TALETH et des TEFILINES tout à fait neufs, avec leur plombage ! J’ai levé mes yeux au ciel et j’ai remercié mon D.. pour le cadeau de mon fils.

Je lui ai remis la boîte en lui expliquant : "Ce cadeau te vient de l’Eternel, sois en bien digne." Il était tout heureux et m’a réclamé, avec un beau sourire : "Papa, il me manque encore autre chose: le livre de Prières".

Je lui promis qu'il l’aura bientôt…. Et trois jours plus tard, j’ai reçu un avis de colis expédié par mon ami Guédalia, un des chef de service avec qui j'avais travaillé. J'ai ouvert le coli et ai trouvé une lettre et un petit coffret. Répondant à ma carte d’invitation Guédalia expliquait dans sa lettre qu'il ne savait quoi offrir au jeune bar-mitsva qu'il ne connaissait pas encore. Aussi, pour être sûr de lui faire un cadeau utile, il lui envoyait le joli livre de prières qu'il avait ramené en souvenir lors de son dernier déplacement à Jérusalem.

En ouvrant le coffret j’ai trouvé le plus cadeau que l’on puisse rêver pour la bar-mitsva de son fils un beau livre de prières. 

 

Mis en ligne sur editionsbakish.com, le 8  mai 2016 

© Hotssat Bakish et / ou © William Rahamim Belhassen.

 

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