03. Vote aux Nations unies

 

Récits sélectionnés tirés du manuscrit de William Rahamim Belhassen, Toi mon Israël

 

03. Vote aux Nations unies

 

Veille du vote des Nations Unies pour la création d’un Etat juif sur cette terre de Palestine. Pour notre groupe de jeunes Juifs de Tunis, cette nuit sera très longue.  Puis un cri jaillit : les Nations Unies ont reconnu la naissance d’un Etat juif. Jeunes et grands nous n’avons pu retenir notre joie. C’est l’accolade, filles et garçons nous nous embrassâmes et comme nous étions en uniforme, nous nous sommes mis au « Dom », - garde à vous - et nous avons entonné l’hymne national d’Israël, la Hatikva.

Rares étaient ceux qui avaient les yeux secs, oui nous avons tous pleuré en chantant cette Hatikva si chère à nous tous et nous terminâmes en criant de toute la force de notre gorge : L’AN PROCHAIN à JERUSALEM « ANI NICHBA » je le jure !

Ce que nous venions de chanter et crier de vive voix en jurant    « L’AN PROCHAIN à JERUSALEM » était très grave. Nous venions de nous engager, sans aucune contrainte que l’an prochain nous devrons être sur cette terre d’Israël afin d’y monter comme il se doit vers cette JERUSALEM. Tel que l’époux nous venions promettre notre montée l’an prochain à Jérusalem.

Beaucoup de nos jeunes tiendront parole et remplirent leurs serments.  Mais moi, l’enfant gâté à son papa et sa maman, je ne fus pas du nombre car ils craignaient pour moi. J’étais le seul de leurs enfants au foyer, tous mes frères et sœurs ayant fait leur vie ou presque tous et moi je n’avais pas à choisir, je n’avais pas le droit de choisir, je ne bougerai pas de Tunis. POINT FINAL. D’ailleurs, même si j’avais voulu être un mauvais fils et passer outre à l’interdit, je ne pouvais pas car je n’avais pas 18 ans.

 

Mis en ligne sur editionsbakish.com, avril 2016 

© Hotssat Bakish et / ou © William Rahamim Belhassen.

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