01. Scout

Récits sélectionnés tirés du manuscrit de William Rahamim Belhassen, Toi mon Israël

 

01. Scout

 

J’ai maintenant dix ans…. Pour mon anniversaire, j’ai réclamé à mes parents l’autorisation de m’inscrire au mouvement Scout « le Bétar » et, profitant de leur bonne humeur, je leur demande de m’acheter l’uniforme scout, c’est-à-dire : un short, une chemise aux poches plaquées d’une couleur différente, un foulard bleu-blanc, un chapeau canadien et, surtout, le fameux bâton scout qui, en le tenant droit, me faisait perdre l’équilibre tant il était grand et moi trop petit… Mais croyez-moi, j’avais quand même fière allure en scout du Bétar.

Le Bétar me fit beaucoup de bien et plus tard, oui, beaucoup plus tard, il bouleversa aussi ma vie et celle de mes braves parents. 

Le Bétar me sorti de l’adolescence. Je me suis surpris à faire comme mes nouveaux amis, c’est-à-dire, veiller tard, camper la nuit et pouvoir dormir sous une tente. Pour moi, l’enfant gâté, c’était une sorte de révolution qui m’arrivait là. Le Bétar m’a appris aussi ce qu’Amitié voulait dire. Depuis l’âge de dix ans, j’étais resté fidèle au « Bétar ». Ce mouvement me convenait. Au Bétar, on nous inculquait surtout la fierté de nos origines familiales, la fierté, le respect, l’amour de nos parents, de nos frères et sœurs, tels qu’ils sont et surtout faire en sorte qu’ils n’aient jamais à rougir de nos actes. 

Pendant les nombreuses sorties et campements nocturnes, se trouvaient des filles issues de familles honorables et il ne nous venait jamais au grand jamais à l’idée d’abuser de la confiance qu’elles avaient pour nous. Pourtant nos tentes de campement se touchaient les unes aux autres mais nous arrivions à force de volonté à ne jamais dépasser le stade de l’amitié pure. Naturellement, souvent des couples se formaient et cela se terminait de la façon la plus honorable, c’est-à-dire qu’ils se mariaient pour la grande joie de tous les jeunes du Bétar et de leurs familles. Ils furent heureux et leurs beaux enfants continueront, à leur tour, la lignée de bons « Bétariens ».

Au Bétar on nous enseignait d’être de bons juifs à défaut d’être de bons israéliens car Israël était loin de la portée de nos mains. Oui, on nous apprenait à être de bons juifs mais surtout à en être fiers contre vents et marées. Et on nous éduque « chouya – chouya », graduellement, à petits pas, afin d’éviter de faire de faux pas, à rêver d’Israël, cet Israël que l’Eternel, créateur de toutes choses, promis à son Peuple bien aimé qu’un jour viendra où ILS reviendront des quatre coins de l’horizon sur le dos des aigles et le Néguev refleurira. Cela est écrit dans nos livres saints de la Torah et tout ce qui est écrit se réalisera. Tout est question de foi et moi et des millions comme moi, nous croyons de toutes les fibres de notre corps et de nos pensées que cela se fera et se réalisera. Le Peuple d’Israël se réunira et l’Eternel veillera sur sa destinée. « AMEN Ken Yéhi ratson ».

 

Mis en ligne sur editionsbakish.com, 10 avril 2016 

© Hotssat Bakish et / ou © William Rahamim Belhassen.

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