30* Kédochim’

 

 

30* KEDOCHIM (Wayikra 19, 1 – 20, 27)

קְדֹשִׁ֣ים – Saints

 

Après le don des Dix Commandements et l’inauguration du Tabernacle, cette paracha présente une nouvelle ascension spirituelle des Hébreux. Moché reçoit l’ordre divin d’enseigner: קְדֹשִׁ֣ים תִּֽהְי֑וּ כִּ֣י קָד֔וֹשׁ אֲנִ֖י « Vous serez saints ! Car Je suis saint » (19, 2). Cette injonction et l’ordre de ne pas vivre selon les usages des autres peuples expriment l’esprit de cette paracha principalement centrée sur des lois relatives au comportement moral, en vue de la perfection   [1].

 

 C’est dans cette perspective que se comprennent les lois  prescrites dans cette paracha : l’impératif de sainteté s'étend aux relations sociales, au travail : devoirs de chacun vis-à-vis du pauvre (19, 9-10), impartialité du juge (19, 15), amour envers son prochain comme soi-même (19, 18), protection de l’étranger (19, 33-34). Cet impératif impose le respect d’une stricte probité en matière commerciale et dans toute relation professionnelle: ne pas fausser les poids et mesures est emblématique à cet égard (19, 36)…

 

La paracha précise la loi sur le fruit des quatre premières années après la plantation (19,23-25)  et diverses interdictions relatives à la sexualité  (20, 10-21).
La prescription de la sainteté des enfants d’Israël a été donnée à la communauté dans son ensemble, et non à la fois à Aharon, ses fils et les Anciens, qui avaient pour mission de l’enseigner au peuple. Ici, l’ordre a été reçu en direct par chacun. Cela donne à cette prescription divine une solennité et une insistance toute particulière[2]

 

 

 

 

 

 


[1]Comme le résume R’ R. Y. Dufour chelita : « le judaïsme a une morale qui s'étend à toutes les dimensions des relations, de l'action, du temps et de l'espace (un humanisme). Cette morale de vie humaniste a une source… c'est l'être même du Créateur en ce qu'Il est… saint » (Modia’, sur la paracha, fév. 2009). 
[2] Autres orthographes pour Kédochim:  Kedoshim, Kedochime
 

 

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