27* Tazria’

  

 

27* TAZRIA'
(Wayikra 12, 1 – 13, 59)

 

 

תַזְרִ֔יעַEnsemencera [1]
 

 La paracha de la semaine dernière (Chémini) a précisé quels sont les animaux permis à la consommation prescrivant de « surveiller ce qui entre dans la  bouche ». La recherche de la pureté passe notamment par l’alimentation.  

 

C’est le sujet de l’impureté rituelle qu'abordent également la présente paracha et la suivante. L’impureté est une notion d’ordre spirituel qui ne décrit pas un état permanent: après un traitement particulier il devient possible d’accéder de nouveau à ce qui est saint.  On peut la cerner non par sa nature mais par ses effets (l'impossibilité d'accéder à la sainteté du Tabernacle, par exemple [2]).

Le premier cas abordé est celui de la femme qui vient d’avoir un enfant; elle doit se tremper dans un bain rituel (mikvé) pour se purifier de la perte de sang lors de l’accouchement, puis faire une offrande au prêtre. Si l’enfant est un garçon, il doit être circoncis au huitième jour (12, 3).
 
Dans les cas suivants, des instructions sont données en cas d’apparition d’une sorte de plaie cutanée (tsa’arat) sur l’être humain (13, 1-44) et sur les étoffes (13, 45-59). La paracha Métsora’ poursuivra par les plaies apparaissant sur les vêtements (14, 1-32),  et les maisons (14, 33--53).
 
Dans tous ces cas, on n’a pas affaire à une maladie ordinaire (bien qu’on traduise le mot par « lèpre »). Ces plaies sont d’ordre surnaturel et apparaissaient aux temps bibliques en Terre d’Israël, sur la peau (rouge foncé entre autre), les  vêtements (verdâtre), ou les murs (verdâtre ou rouge foncé).
L’apparition de ces plaies indique un désordre spirituel et non un simple dysfonctionnement physique. Pour les éviter, il faut surveiller les propos qui « sortent de la  bouche » et, pour en guérir, il convient de consulter un Cohen et non pas un médecin. Le Cohen est apte à traiter l’aspect spirituel[3] de cette affection (notamment par l’expulsion hors du camp jusqu’à la « guérison)[4].
 
 
 

[1] Ce mot a pour sens ici : une femme qui concevra un enfant puis lui donnera naissance. A. Chouraqui traduit « ensemencée ».
[2] C’est une inaptitude « à établir une relation avec ce qui relève de la sainteté et en particulier à entrer dans le Sanctuaire » selon les mots de David Saada (2006), Le pouvoir de bénir, Bibliophane, Paris, p. 284.
[3] Après mise hors du camp de la personne pendant sept jours, le Cohen procède à l’observation de la plaie. Il peut alors déclarer le phénomène pur ou impur (son éventuel étalement est un des signes). En cas d’impureté, la personne atteinte doit résider hors du camp (ou de la ville) jusqu’à sa « guérison » (prise de conscience des méfaits de son comportement de médisant). Pour la plaie du vêtement,  le Cohen retire du vêtement la partie atteinte. Après quoi, le Cohen procède à l’observation et, si la plaie s’étend ou réapparait  sur le vêtement, il est entièrement brûlé.
[4] Autre orthographe pour Chémini:  Shemini.

 

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