LVJ 3-23* Pékoudé

(c) Hillel Bakis
La voix de Jacob, 2013

23* PÉKOUDÉ (Chémot 38, 21 – 40, 38)

פְקוּדֵ֤י Comptes

Résumé

 

Cette paracha est souvent lue à la suite de la précédente. Elle vient préciser l'énumération des matières précieuses utilisées dans la construction des ustensiles du tabernacle [1]. Moché y rend compte de l’utilisation des sommes reçues du peuple pour la réalisation du sanctuaire : c’est le rapport comptable de l’entreprise qui a mobilisé tout un peuple à peine sorti de l’esclavage égyptien. La Torah donne ici une leçon pour une gestion rigoureuse de la comptabilité des institutions. Tous les détails comptables sont donnés ici pour l’or et l’argent mais aussi pour les colorants précieux (38, 26-31) et pour les riches vêtements du grand-prêtre (éphod d’or ; pierres d’onyx tenues par des chatons d’or ; pectoral d’or portant quatre rangs de pierres précieuses ; chaînettes, clochettes, lame du diadème d’or pur, etc. - 39, 1-32)

Lorsque Moché est redescendu du Sinaï avec les secondes tables de la loi, il avait obtenu le pardon divin pour la faute du veau d’or, et reçu les instructions complètes relatives à la construction du Sanctuaire. Dans cette paracha, la dernière de Chémot, Moché constate que l’œuvre commandée par Hachèm était terminée conformément aux instructions reçues.

Une fois terminée la construction, la Présence divine se manifeste et la nuée couvre le sanctuaire [2]. A partir de ce moment, la Gloire de Hachèm y réside, emplissant le michkane  (40, 36) [3].

C’est l’aboutissement de tout un processus commencé par la création d’Adam, l’élection des enfants d’Israël et le don de la Torah afin que le peuple soit digne de recevoir cette résidence en son sein. [4].

 

   


[1] André Chouraqui traduit par « inventair ».

[2] וַיְכַ֥ס הֶֽעָנָ֖ן אֶת־אֹ֣הֶל מוֹעֵ֑ד.

[3] וּכְב֣וֹד יְהוָ֔ה מָלֵ֖א אֶת־הַמִּשְׁכָּֽן . Le mot Michkane a pour sens "Résidence divine".

[4] Autres orthographes pour Pékoudé: Pécoudé, Pekudey, péqudei, Péqoudé.

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