Le ‘houmach – Le Pentateuque

16 janvier 2014

 

Introduction

 

La Bible hébraïque comprend 24 livres : ‘Houmach (5), Neviim (8 livres contenant 19 textes [1]) et Kétouvim / Ecrits, Hagiographes (contenant 11 livres). Un juif instruit doit être versé dans la connaissance de tous [2]

Ce chapitre présentera successivement les ouvrages composant le Tanakh, la « Bible », puis il s’attardera sur quelques caractéristiques de ce texte : différences (mineures) pouvant exister entre les manuscrits massorétiques de la Torah [3]  (lettres, voyelles, accents, signes diacritiques), discordances dans la numérotation des versets selon les éditions, nombre de lettres.  Quelques ouvrages anciens (notamment ceux cités dans le Tanakh) seront aussi mentionnés.  Le corpus fondamental (bibliothèque de base) est commun aux différentes catégories de Juifs orthodoxes indépendamment de leurs rites [4] et origines géographiques : Séfarades (originaires d'Espagne, ils se sont installés dans le Bassin méditerranéen suite à l’expulsion de ce pays en 1492), Orientaux (Syriens, Irakiens, Perses -parsim, Iran; etc.), Yéménites (témanim,Yémen), Achkénazes (Allemagne et la vallée du Rhin), Sfardes [5] ainsi que ceux qui font partie des mouvements hassidiques originaires d’Europe centrale et orientale.

Les traductions et transcription du Tanakh feront l’objet d’une analyse visant à mettre en évidence l’impropriété des mots transcrits ou traduits. On se rendra compte que l’enjeu de la traduction est fondamental puisque les choix des traducteurs sont parfois au service de doctrines étrangères.

 

NOTES


[1] Un des livres a pour nom : Trei ‘Asar (textes relatifs à douze prophètes mineurs).

[2] Comparaison avec les 24 ornements de la jeune fille de Sion : בַּיּ֨וֹם הַה֜וּא יָסִ֣יר אֲדֹנָ֗י אֵ֣ת תִּפְאֶ֧רֶת הָֽעֲכָסִ֛ים וְהַשְּׁבִיסִ֖ים וְהַשַּֽׂהֲרֹנִֽים׃ הַנְּטִפ֥וֹת וְהַשֵּׁיר֖וֹת וְהָֽרְעָלֽוֹת׃ הַפְּאֵרִ֤ים וְהַצְּעָדוֹת֙ וְהַקִּשֻּׁרִ֔ים וּבָתֵּ֥י הַנֶּ֖פֶשׁ וְהַלְּחָשִֽׁים׃ הַטַּבָּע֖וֹת וְנִזְמֵ֥י הָאָֽף׃ הַמַּֽחֲלָצוֹת֙ וְהַמַּ֣עֲטָפ֔וֹת וְהַמִּטְפָּח֖וֹת וְהָֽחֲרִיטִֽים׃ וְהַגִּלְיֹנִים֙ וְהַסְּדִינִ֔ים וְהַצְּנִיפ֖וֹת וְהָֽרְדִידִֽים׃  « En ce jour-là, Hachèm ôtera les ornements des chevilles, et les petites lunes et les pendentifs; les pendeloques de perles et les chaînes [bracelets] et les voilettes ; les coiffes et les gourmettes et les rubans et les boîtes de senteur et les amulettes ; les bagues et les anneaux de narine ; les parures et les pèlerines [tuniques] et les écharpes et les bourses ; et les miroirs et les draperies et les tiares [turbans] et les broches. » (Yicha’yiahou 3, 18-23). Voir : Rachi sur Chémot, 31, 18, Appendice Torah avec Rachi, Fondation Lévy, Chémot, p. 388.

[3]  Sur le sens du mot Torah, voir ci-après, p. 27, la section « Le mot Bible réduit le Tanakh à un objet ! »  

[4] Sauf les Juifs originaires d’Ethiopie parce qu’ils furent coupés du reste du monde juif avant l’époque talmudique.

[5] Le rite (noussa’h) sfard n’est pas le rite ashkénaze (les sidourim sont différents). Le judaïsme polonais ou russe est de rite sfard. On peut trouver dans une même ville des offices de rite ashkénaze et sfard, même si la diminution du nombre de fidèles dans certaines villes européennes oblige à alterner les rites selon les semaines ; mais lors des grandes fêtes, des offices différents sont maintenus. Merci au ’hazan ashkénaze Chim’on Gilbert Haenel הי"ו (Metz) pour ses précisions.  

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