La fin du grand crocodile

(c) Hillel Bakis

ouvrage en cours de rédaction

 

Haftara commune aux Sépharades, Achkénazes et ‘hassidé ‘Habad

(Yé’hézkèl 28,25 – 29,21)

 

 

כֹּֽה־אָמַר֮  ה׳

 

La fin du grand crocodile

 

Le prophète Yé’hézkél sera déporté avec les premiers exilés à Babel. Par cette prophétie, Hachèm a fait comprendre à son peuple que, même en exil, la libération promise ne devra pas conduire à l’immobilisme ni au désintérêt de la vie économique du pays d’accueil. Il conviendra de vivre au contraire sans négliger le confort matériel ni la subsistance à moyen terme.

La haftara est un texte de Yé’hézkèl qui prophétise que l’Egypte sera conquise par Babylone

Cette haftara est introduite par deux versets de consolation. Hachèm annonce aux enfants d’Israël que, malgré le présent exil, ils retourneront dans le futur  dans le pays promis au patriarche Ya’acob (Yé’hézkèl 28, 25). וּבָנ֤וּ בָתִּים֙ וְנָֽטְע֣וּ כְרָמִ֔ים  Ils y habiteront en sécurité, bâtiront des maison et planteront des vignes et sauront qu'ils Lui devront cette renaissance [1].

Hachèm promet aussi qu’Il châtiera, dans le futur, les peuples voisins qui narguent les Hébreux (Yé’hézkèl 28, 26). Il  annonce ensuite quel sort Il réserve à l’Egypte : ce pays sera vaincu et connaîtra la désolation pendant quarante ans. Après cette période, l’exil des Egyptiens prendra fin mais leur pays ne retrouvera jamais plus son statut de grande puissance. La leçon essentielle de cette haftara est que les enfants d’Israël ne doivent placer leur confiance qu’en Hachem. Ils ne doivent pas s’appuyer sur les promesses des hommes, et pas même sur celles des plus grands empires.

Tant dans la haftara que dans la paracha, il est question de la punition de l’Egypte. A l’époque de Moché, Pharaon fait face à la justice divine : la première des sept plaies relatées dans cette paracha s’abbat sur le Nil et sa faune [2]. En s'attaquant à lui, Hachèm démontrait qu'il détenait la véritable puissance, alors que grâce aux flots du Nil les Egyptiens se croyaient à l’abri. Dans son orgueil, le Pharaon considère לִ֥י יְאֹרִ֖י וַֽאֲנִ֥י עֲשִׂיתִֽנִי « À moi, mon fleuve ! Et moi, je me suis fait ! » ainsi que le relate la haftara (Yé’hézkèl 29, 3).   

 

Yé’hézkel a commencé à prophétiser dix ans après la déportation en Babylonie et avant la destruction du du Temple de Jérusalem. Ce prophète était l’un des 8000 exilés vers Babel. Il prophétisa pendant trente ans. La présente prophétie intervient un an avant la chute de Jérusalem et la destruction du premier Temple [3]. Le début du siège de Jérusalem par le roi de Babylone commencera le 10 Tébet (עשרה בטבת) de l’année suivante. Ce siège s’achèvera par la destruction du premier Bèt Hamikdach, par la conquête du royaume de Yéhouda et par l’exil. Le texte précise :

 

- dans « la dixième année ». Il s’agit de la dixième année du règne du roi Tsidkiyyahou ;

- « au dixième [mois] ». Il ne peut s’agir que du mois de Tébet même s’il existe quatre premiers de l’an dans l’année juive [4] car Tébet est le 10ème mois d’une année commençant en nissan (date à partir de laquelle on compte les années des règnes).

Par la voix de Yé’hézkél hanabi, Hachèm indique que les Hébreux ne doivent pas espérer le soutien de l’Egypte. De fait, le pharaon d’Egypte et son armée seront écrasées par Nabuk’hadnestar roi de Babel [5] 

 

 

 

Alors que l’Egypte était encore une très grande puissance de son temps, Yé’hézkèl prophétise donc que le pharaon et son armée seront écrasés par Nabukhadnestar (Nabuchodonosor), roi chaldéen de Babel [6]. Yé’hézkèl annonce aussi que Hachem va frapper de désolation  le pays d’Egype : וְנָֽתַתִּ֣י אֶת־אֶרֶץ֩ מִצְרַ֨יִם שְׁמָמָ֜ה בְּת֣וֹךְ ׀ אֲרָצ֣וֹת נְשַׁמּ֗וֹת וְעָרֶ֨יהָ֙ בְּת֨וֹךְ עָרִ֤ים מָֽחֳרָבוֹת֙  « Je donne la terre de Mitsrayim à la désolation au milieu des terre désolées, ses villes au milieu des villes dévastées ». La population de l’Egypte partira en exil et ne reviendra que quarante ans plus tard.  תִּֽהְיֶ֣יןָ שְׁמָמָ֔ה אַרְבָּעִ֖ים שָׁנָ֑ה וַהֲפִֽצֹתִ֤י אֶת־מִצְרַ֨יִם֙ בַּגּוֹיִ֔ם וְזֵֽרִיתִ֖ים בָּֽאֲרָצֽוֹת׃ « Elles seront en désolation quarante ans. Je disperse Misrayim parmi les peuples, je les aliène parmi les nations. » (Yé’hézkèl 29, 12). Le pays est même condamné à perdre définitivement son rang de puissance mondiale[7].  

 

Dans la paracha waéra, Moché ordonne à Aharon conformément à l’ordre de Hachèm קַ֧ח אֶֽת־מַטְּךָ֛ וְהַשְׁלֵ֥ךְ לִפְנֵֽי־פַרְעֹ֖ה יְהִ֥י לְתַנִּֽין׃ «  Prends ton bâton, jette-le en face de Pharaon. Elle sera un ‘tanine’» (Chémot 7,9). Ce mot tanine n’est pas traduit par le R’ Munk זצ"ל mais certains utilisent les mots: "reptile" ou "crocodile" [8], d'autres osent même le mot dragon !

On peut se demander pourquoi ce mot apparaît ici alors que, lorsque Hachèm a annoncé cette action, c’est le mot na’hach (serpent) qui était utilisé [9]. A Pharaon qui demanderait à Moché et Aharon quelle est « la preuve de la puissance de Celui qui vous envoie » un miracle serait montré : la transformation du bâton en serpent [10]. En parlant de serpent, Hachèm faisait comprendre que « tous les habitants de la terre entendront le cri de rage de l’Egypte » lorsqu’elle sera abattue après les plaies, de même que « toutes les créatures entendirent le sifflement du serpent (du paradis) lorsqu’il fut destitué » [11]

Mais dans la suite du texte de la paracha, comme dans la haftara, le Pharaon n’est pas qualifié de serpent par le nom d’un reptile redoutable. Dans la paracha Chémot qui précède immédiatement celle de Waéra Pharaon est nommé : ‘tanine’ קַ֧ח אֶֽת־מַטְּךָ֛ וְהַשְׁלֵ֥ךְ לִפְנֵֽי־פַרְעֹ֖ה יְהִ֥י לְתַנִּֽין׃     "Prends ton bâton, jette-le en face de Pharaon. Elle sera un ‘tanine’" (Chémot 7,9). Il est qualifié du même nom dans notre haftara: פַּרְעֹ֣ה מֶֽלֶךְ־מִצְרַ֔יִם הַתַּנִּים֙ הַגָּד֔וֹל  « Pharaon, roi d’Egypte, le grand crocodile » (Yé’hézkèl 29,3) [12].

Cela traduit un changement de perspective : il n’est plus question d’un miracle à accomplir pour convaincre Pharaon de la véracité de Hachèm, mais il s’agit de montrer à Pharaon que sa puissance n’est rien en comparaison de celle de Hachèm.

La prophétie compare le maître de l’Egypte à ce reptile qui est le prédateur le plus puissant du Nil. C’est en quelque sorte le roi des habitants du fleuve tout comme le lion est considéré comme le roi des animaux. Or, dans le pays d’Egypte qui doit la vie aux crues du Nil, de nombreux animaux étaient considérés eux-mêmes comme des divinités, ou leurs caractéristiques étaient associées à celle d’une divinité. Le crocodile  était considéré comme le dieu de l’eau et de l’inondation, sa présence étant considérée comme annonçant une crue favorable aux récoltes [13] et comme ayant créé l’univers. Cet animal était le symbole de la puissance des pharaons égyptiens et il était associé au soleil. Une idole de Mitsraïm dont la tête avait la forme d’une gueule de crocodile s'appellait Sobek,  [14].

Le miracle du baton transformé en 'tanine" envoie un subtil message à Pharaon qui prétendait être non seulement d’origine divine mais aussi un dieu lui-même ! C’est la vanité des prétentions  du pharaon qui est soulignée par la transformation du bâton : Moché fait comprendre au souverain de l’Egypte que, contrairement à ses illusions, il n’est n'est pas maître du Nil et encore moins du monde. Il n'a pas créé le fleuve qui apporte la vie à Mitsraïm. Moché, comme Yé’hézkèl mille ans plus tard, tente de faire comprendre que la puissance de l’Egypte n’est qu’illusion puisqu’il n’y qu’une puissance véritable : celle d’Hachèm.

Le bâton de Moché s’est transormé, mais la « magie » égyptienne savait faire passer un serpent inanimé pour un bâton (et l’inverse). C’est pourquoi Moché attrapait le serpent par la queue et non par la tête, contrairement à ce que faisaient les « magiciens ». En plus de cet acte qui distinguait leur ambassade, leur bâton a avalé les bâtons des magiciens. Qu’un animal avale un autre animal, c’est dans l’ordre des choses, mais qu’un objet inanimé en mange d’autres, cela sort vraiment de l’ordinaire. Et, le bâton a gardé le même volume alors qu’il aurait dû enfler en fonction du volume avalé !

Le message était clair : ce genre de magie est inaccessible aux magiciens de Phraron. Le même message a été reçu lorsque la plaie des כִנִּם  (poux)  a éclaté (Chémot  8, 12-15) : les magiciens d’Egypte se sont rendus compte alors qu’ils n’affrontaient pas un autre magicien car la magie était inefficace sur ce qui avait une taille inférieure à celle d’un grain d’orge. Démonstration était faite : une puissance supérieure est à l’œuvre. Une puissance supérieur à celle du souverain d’Egypte et de ses magiciens. Seul Hachèm est le Créateur et la toute puissance en ce monde.

Comme l’ambassade de Moché et de Aharon auprès de Pharaon, la prophétie de Yé’hézkèl annonce aussi la mort du pharaon ainsi que celle de ses officiers et de ses soldats. Dans le texte de la haftara, cela est annoncé de manière imagée par la mort du crocodile et des poissons qui l’entourent :

- par la capture du pharaon/crocodile : וְנָֽתַתִּ֤י חחיים (חַחִים֙) בִּלְחָיֶ֔יךָ  « Je donne des crocs à tes joues » (Yé’hézkèl 29, 4). Le mot חַחִים֙ exprime l’idée de capture, de blessure (il est parfois traduit par harpon, croc, hameçon) ;

- par la destruction  des officiers/poissons וְהִדְבַּקְתִּ֥י דְגַת־יְאֹרֶ֖יךָ בְּקַשְׂקְשֹׂתֶ֑יךָ « Je colle le poisson de tes rivières sur tes écailles », וְאֵת֙ כָּל־דְּגַ֣ת יְאֹרֶ֔יךָ בְּקַשְׂקְשֹׂתֶ֖יךָ תִּדְבָּֽק׃ « tout le poisson de tes rivières se collera sur tes écailles ! » (Yé’hézkèl 29, 4). Et tous ces poissons collés sur le corps du grand crocodile finissent au désert, dévorés par les prédateurs : וּנְטַשְׁתִּ֣יךָ הַמִּדְבָּ֗רָה אֽוֹתְךָ֙ וְאֵת֙ כָּל־דְּגַ֣ת יְאֹרֶ֔יךָ « Je te lâche au désert, toi et tout le poisson de tes rivières. » ; לְחַיַּ֥ת הָאָ֛רֶץ וּלְע֥וֹף הַשָּׁמַ֖יִם נְתַתִּ֥יךָ לְאָכְלָֽה׃ « A l’animal de la terre, et au  volatile du ciel je te donne en pâture.» (Yé’hézkèl 29, 5). Ces mots annoncent la mort du crocodile et des poissons qui s’attachent à ses écailles, ces animaux ne peuvant vivre loin de l’eau et le désert constitue le pire milieu écologique pour ce type d’êtres vivants. 

Les quarante ans d’exil sont en allusion dans le mot הַתַּנִּים֙ (Yé’hézkèl 29,3) qui comporte curieusement un mem alors qu’on attendrait un noun [15]. Les quarante ans d'exil renvoient aux rêves du pharaon contemporain de Yossef annonçant que Hachèm a décrété 42 années de famine contre l’Egypte. Or seuls deux ans de famine avaient sévi car lorsque Ya’akob est arrivé en Egypte, la famine a cessé par égard pour lui. Mais le compte n’était pas soldé ; il restait une dette de 40 ans qui sera payée quelque mille ans plus tard, au temps du pharaon ‘Hofra’ [16].

La tradition enseigne ce total de 42 (Rachi) [17] parce que les rêves de Pharaon ont été répétés à trois reprises comme le signale la Torah: lors du rêve lui-même (Béréchit 41, 1-7) ; dans le récit fait à Yossef (Béréchit 41, 17-24) ; lors de l’interprétation qu’en donne Yossef (Béréchit 41, 27). Ces rêves concernaient sept vaches maigres d’une part, sept épis décharnés d’autre part. Ils faisaient donc état de quatorze années de famine. Puisqu’ils ont été répétés trois fois, le total de quarante-deux années de famine se trouve expliqué.

On passe du nombre de 42 à celui de 40 signalé dans cette haftara parce que, l'Egypte n’a connu que deux années de famine à l’époque de Yossef.  Par égard pour le patriarche Ya’acob, dès son arrivée en Egypte, Hachèm fit cesser la famine. Mais « rien n'échappe à la justice divine. Il arrive que des comptes ne soient réglés qu'après plusieurs centaines d'années » [18] : l’Egypte était en dette de quarante ans de famine. Elle les subit à l'époque de Nevoukhadnétsar comme il est écrit : וְנָֽתַתִּ֣י אֶת־אֶרֶץ֩ מִצְרַ֨יִם שְׁמָמָ֜ה בְּת֣וֹךְ ׀ אֲרָצ֣וֹת נְשַׁמּ֗וֹת וְעָרֶ֨יהָ֙ בְּת֨וֹךְ עָרִ֤ים מָֽחֳרָבוֹת֙ תִּֽהְיֶ֣יןָ שְׁמָמָ֔ה אַרְבָּעִ֖ים שָׁנָ֑ה « Je donne la terre de Misraïm à la désolation…quarante ans » (Yé’hézkèl 29, 12).

R’ Kohn remarque à propos de cette sorte de ‘dette’ du pécheur envers Hachèm: « Nous pouvons en déduire l'indulgence et la bonté de Hachem, qui par le biais de la techouva, accepte malgré tout d'effacer des ‘dettes’ contractées par nos fautes et ‘inscrites’ dans le Ciel d'une encre indélébile. Seul le repentir peut contribuer à les faire gommer » [19]

 
 


[1] וְיָֽשְׁב֣וּ עָלֶיהָ֮ לָבֶטַח֒ וּבָנ֤וּ בָתִּים֙ וְנָֽטְע֣וּ כְרָמִ֔ים וְיָֽשְׁב֖וּ לָבֶ֑טַח בַּֽעֲשׂוֹתִ֣י שְׁפָטִ֗ים בְּכֹ֨ל הַשָּׁאטִ֤ים אֹתָם֙ " Ils y habiteront en sécurité [en Eretz Yisraël], ils bâtiront des maisons, ils planteront des vignes. Ils habiteront en sécurité, quand Je châtierai de tous ceux qui les narguent וְיָ֣דְע֔וּ כִּ֛י אֲנִ֥י יְיָ הֵיהֶֽם׃ "et ils sauront que Je suis Hachèm" (Yé’hézkèl 28, 26).

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[2] Trois autres plaies seront relatées dans la paracha suivante (Bo).

[3] L’ouvrage édité par J. Kohn (1997), déduit que l’on était le 12 tévet 3337, p. 50.

[4] Il existe quatre 1er de l'an (et donc quatre dixièmes mois différents selon le mois considéré comme étant le premier : 1er nissan (compte des règnes et des fêtes), 1er éloul (dîme prélevée sur les bêtes), 1er tichri (calendrier civil, septième année, jubilés, plants d’arbres et dîmes des légumes), 15 chévat (dîmes des fruits). Tébet est le 10ème mois d’une année commençant en nissan (c’est le compte d’un règne). Voir : Michna Roch HaChana I,1 -ארבעה ראשי שנים הם: באחד בניסן, ראש השנה למלכים ולרגלים. באחד באלול, ראש השנה למעשר בהמה; רבי אלעזר ורבי שמעון אומרין, באחד בתשרי.  באחד בתשרי, ראש השנה לשנים לשמיטים וליובלות, ולנטיעה ולירקות.  באחד בשבט, ראש השנה לאילן, כדברי בית שמאי; בית הלל אומרין, בחמישה עשר בו.

- le 12ème jour (בִּשְׁנֵ֥ים עָשָׂ֖ר לַחֹ֑דֶשׁ). 

[5] J. Kohn (1997), pp. 50-52.

[6] Après la destruction de l'empire assyrien, les chaldéens aliés aux Mèdes dominèrent le territoire situé entre l’Euphrate et le Tigre (cours inférieurs). 

[7]מִן־הַמַּמְלָכוֹת֙ תִּֽהְיֶ֣ה שְׁפָלָ֔ה וְלֹֽא־תִתְנַשֵּׂ֥א ע֖וֹד עַל־הַגּוֹיִ֑ם וְהִ֨מְעַטְתִּ֔ים לְבִלְתִּ֖י רְד֥וֹת בַּגּוֹיִֽם׃

 Parmi les royaumes, elle sera la plus rabaissée, et elle ne s’élèvera plus au-dessus des nations. Je les diminuerai pour qu’ils n’assujettissent pas les nations »  (Yé’hézkèl 29, 13-14). L’histoire montre que l’Egypte n’a plus rayonné au-dessus des autres nations. Même si l’Egypte a pu jouer à certaines époques le rôle de puissance régionale, elle n’a plus jamais été une grande puissance mondiale : elle a même été dominée par les Grecs (toute la dynastie des Ptolémées a été fondée par un général d’Alexandre le Grand), puis par les Romains et d’autres, jusqu’aux Turcs et Anglais.

[8] A. Chouraqui.

[9] וַיְהִ֣י לְנָחָ֑שׁ  (Chémot 4,3).

[10] Rachi, cit. R’ Elie Munk, Kol hatorah, sur Chémot 7,11, p. 75.

[11] R’ Elie Munk, Kol hatorah, La voix de la Thora, L’Exode (Sur Chémot 7,11), Fondation S. & O. Lévy, Paris, p. 75.

[12] R’ Elie Munk, Kol hatorah, sur Chémot 7,11, Fondation S. & O. Lévy, Paris, p. 75.

[13] Sobek ou Petsuchos. Plusieurs pharaons de la 13ème dynastie (vers 1600-1800 AEC) ont placé leur règne sous la protection de ce dieu crocodile en choisissant comme nom : Sebekhotep ("Sobek est satisfait"). 

[14] Le disque solaire se retrouve dans les représentations de sa coiffe de Sobek

[15] En guématria, c’est la valeur numérique de la lettre mem.

[16] Ce Pharaon est cité dans la Bible כֹּ֣ה ׀ אָמַ֣ר יְיָ הִנְנִ֣י נֹ֠תֵן אֶת־פַּרְעֹ֨ה חָפְרַ֤ע מֶֽלֶךְ־מִצְרַ֨יִם֙ בְּיַ֣ד אֹֽיְבָ֔יו וּבְיַ֖ד מְבַקְשֵׁ֣י נַפְשׁ֑וֹ כַּֽאֲשֶׁ֨ר נָתַ֜תִּי אֶת־צִדְקִיָּ֣הוּ מֶֽלֶךְ־יְהוּדָ֗ה בְּיַ֨ד נְבֽוּכַדְרֶאצַּ֧ר מֶֽלֶךְ־בָּבֶ֛ל אֹֽיְב֖וֹ וּמְבַקֵּ֥שׁ נַפְשֽׁוֹ׃ (Yirméyahou 44,30). חָפְרַ֤ע  est parfois transcrit “Chofra”.

[17] Cité par J. Kohn (1997), pp. 50-52.

[18] J. Kohn (1997), pp. 50-52.

[19] J. Kohn (1997), pp. 50-52.

 

Janvier 2013. Revu en décembre 2013.

 

 

 

 

 

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