Haftara – Pessa’h. 8e jour (diaspora)

 

 

I-15* Pessa’h, 8ème jour

en diaspora

 

(Yécha’yahou 10, 32  - 12,1-6)

 

 

Indications liturgiques

 

 Le huitième jour de Pessa’h [1], les communautés situées hors d’Israël choisissent cet extrait des prophètes (coutumes achkénaze[2], ‘Habad [3], italienne [4], sépharade [5], sfarde [6]  et yéménite [7]).

 

 Cette haftara est lue avec sa traduction dans certaines communautés originaires du Maghreb.

Les Juifs du Mzab (Gardaïa, Algérie) procédaient aux lectures en hébreu, araméen et arabe.

Les Juifs de Libye faisaient de même, la traduction araméenne étant elle-même traduite en vers dans la langue arabe [8].

Selon la coutume tunisienne, trois personnes venaient à côté de celle appelée à lire la haftara (le maftir). Le texte était lu verset par verset, alternativement par les quatre personnes : le maftir commençait en hébreu, et les autres personnes lisaient successivement les traductions araméennes, arabe et françaises. Des documents spéciaux étaient imprimés à cette occasion comportant le texte de la haftara et de ses trois traductions [9]

Ces coutumes continuent à être suivies hors du Maghreb, mais la comprehension de la langue arabe ayant pratiquement disparue dans les nouvelles générations, la traduction en cette langue tend à ne plus être d’actualité. 

 

Le huitième jour de Pessa’h n’étant pas férié pour les communautés d’Israël, cette haftara n'est pas lue alors. Ce texte est cependant lu en Israël par certaines communautés pour Yom Ha’atsmaout (anniversaire de l'indépendance de l'Etat d'Israël) [10].

 

Rites

Versets communs

aux différents rites

Achkénazes

Yécha’yahou 10, 32 - 12,1-6

‘Habad

Yécha’yahou 10, 32 - 12,1-6

Sépharades

Yécha’yahou 10, 32 - 12,1-6

Sfardes

Yécha’yahou 10, 32 - 12,1-6

Yéménites

Yécha’yahou 10, 32 - 12,1-6

 

 


[1] On pourra commencer par une question. Savez-vous qu’une année  en Tunisie, Pessa’h a duré neuf jours? Après quoi, on pourra raconter « Neuf jours sans pain », récit 19, dans Hillel Bakis, Le fil du temps, 2000, pp. 58-59).

[2] Séfer hahaftarot de l’institut Ohr ha’hayim, Tables, pp. 6-7 et p. 380-382. 

[3] R’ Miller (2006), The Gutnick edition of the ‘Houmash. Haftaros, pp. 150-152.

[4] Sidour de coutume italienne סדר תפלות כמנהג איטאלייאני, 2010, ירושלים, p. 68. 

[5] Séfer hahaftarot de l’institut Ohr ha’hayim, Tables, pp. 6-7 et p. 380-382. 

[6] Schlesinger (1928), מחזור לחג הפסח כמנהג פולין עם תרגום ענגליש, The form of Prayers for the Feast of Passover according of the customs of The German and Polish Jews, Jos. Schlesinger, Vienna, Austria, Vol. IV..

[7] Séfer hahaftarot de l’institut Ohr ha’hayim, Tables, pp. 6-7 et p. 380-382. 

[8] http://www.daat.ac.il/daat/toshba/minhagim/pesach.htm#tu.                            

[10] Voir les indications liturgiques de cette haftara ci-après et la nature de la controverse à ce sujet entre ‘harédim et autres mouvement religieux (par exemple : positions favorables des autorités rabbiniques de 1948, puis celles de R’ Messas zetsal (Gd Rabbin de Tlemcem et Rav de ‘Haifa), et du R’ Z. Zermati א’’שליט

 

Dernière mise à jour: avril 2013

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