047-048 Prière mal prononcée, mais reçue par D. Conditions.

 

Précisions grammaticales de Rav Zecharia Zermati chlita

 

  Prière mal prononcée, mais reçue par D.   Conditions.

Précisions publiées dans le Tome 7 de la série LA VOIX de JACOB (tome 7), Grammaire hébraïque, de Hillel Bakis (encadré, page  47-48 n). Décembre 2013 

 

*  En fait ce que vient nous apprendre le Midrach Raba (Bamidbar II) en citant le verset du Chir hachirim (2, 4)ודגלו אהבה עלי  est une exégèse connue et pratiquée par les maîtres du Talmud dans le but, ici aussi, de créer un moyen mnémotechnique basé sur un verset - Asma'hta. Cela en permutant dans ce cas deux lettres du mot וְדִגְלוֹ  et en le transformant au terme וְדִלֻגוֹ « et son omission ». Ainsi, l'Eternel Lui-même vient accepter ce que d'autres ici-bas pourraient dénoncer comme des « modifications articulatoires » de la Téfila. Le Midrach pousse la parabole à l'extrême en jouant aussi sur les rimes et en transformant le mot וְדִלֻגוֹ en וְלִגְלוּגוֹ qui pourrait dire « et sa raillerie ». Ce qui consisterait à dire que D. Lui-même reçoit avec compassion et amour des paroles escamotées de prière allant jusqu'à la moquerie. Néanmoins le Midrach précise qu’il ne peut s’agir dans ce cas que de prières tenues par des enfants ou par des ignorants où leurs pures intentions viennent couvrir le manque de précisions, jusqu'à être entendues comme railleries.

Cela ne vient pas l'encontre des paroles du Choul’han ‘Aroukh (62, 1) car s’appuyer à priori sur un Midrach décrivant une situation à posteriori pourrait entraîner la non-réception de cette lecture même à posteriori; un peu comme il est dit dans le traité de Yoma a propos de celui qui compte sur la Téchouva et dit :   אחטא ואשוב אין מאפשרים בידו לעשות תשובה « celui qui dit je faute mais je me repentirai plus tard, sa Téchouva n'est pas acceptée ». 

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