Gram. 08.1.2. Liste

 

 

  
Atna’h  אַתְנָח  [étna’hta ou atna’hta אַתְנָֽחְתָּא](respiration ; repos [1] ). Exemple : תְה֑וֹם. Accent disjonctiffort (« ta’am mafsiq »). En syllabe tonique. Il marque une pause secondaire dans le verset. Il correspond à une division du verset (mais pas toujours situé à la moitié des mots car tout dépend du sens). On peut le comparer au point-virgule ou au point entre deux phrases. Vient de Na’h, (repos, pause). Ayant la  forme d'un demi cercle ouvert en bas et surmonté d’un petit trait vertical il a été comparé à une « petite fourche à deux dents vers le bas » [2] ;
 

Atna’hta אַתְנָֽחְתָּא– Voir : Atna’h ;
 

Azla  אַזְלָא  [kadma] [kadma vé azla] [Azla guérech] . Exemple : הָאָ֜רֶץתּוֹצֵ֨א. Explication du nom : ‘allant[3]. Azla guérech est aussi appelé Azel véAté ‘allant et venant[4].Accent conjonctif[5]. Parfois le même mot porte à la fois azla et guérech : וּנְתָ֨נְךָ֜ (Débarim 28,1). La graphie de l’azla est identique à celle utilisée pour un autre ta’am : Kadma [pachta]. C’est leurs positions respectives qui déterminent la nature du ta’am : Azla [kadma] est sur la consonne portant l’accent tonique, alors queKadma [pachta] est sur la dernière lettre du mot. J'ai vu représenté ce ta'am dans une taille inférieure à celle du kadma et en caractère non gras[6] ;
 
Chalchélet שַׁלְשֶׁלֶת. Signe très rare[7]. Explication du nom : chaîne[8]. C’est un « conjonctif emphatique »[9].Exemple : וַֽיִּתְמַהְמָ֓הּ ׀. On parle aussi de grand chalchélet  (avec trait vertical à gauche)[10] . Il semble exprimer un certain trouble [11] ; L’accent n’est pas forcemment sur la syllable portant le ta’am : ainsi וַיֹּאמַ֓ר (accent tonique sur la première syllabe, ta’am sur la seconde) ;
 
Chéné guérichinשני גרישין[guérchaïm ;  géréch gadol [12];]. Exemple: וּרְד֞וּ. Deux ’guérich’ rapprochés sur une lettre ;
 
Chené Pachtim(Tunis) ou Téré  kadmin (Djerba, Est algérien)- Chéné pachtim (signifie : deux pachta). Voir : Téré kadmin (signifie  deux kadma en araméen);
 

Chofar hafoukh – Voir : Yétiv;
 

Chofar holekh.ou.makaf-chofar holekh [mouna’h מונח ou légarmeh ou ‘ilouï]. A la forme d’un angle droit sous la consonne. Exemple : וַיֹּ֣אמֶרEn syllabe tonique[13] . Accent conjonctif[14] ;
 
Chofar légarmé [mouna'h légarmé]. Se présente comme le Chofar holekh  mais il est toujours suivi de passek.  Accent disjonctif[15]. Exemple  וְאֵיבָ֣ה ׀(Béréchit 3, 15);
 
Chofar méoupakh[mapakh ou méoupakh], Exemple: ב֤וֹ. Accent conjonctif[16]. Souvent suivi du kadma (Exemple: ב֤וֹ שָׁבַת֙). A la forme d’un angle aigu ; 
 

Chofar yétiv – Voir : Yétiv;
 

Dargaדַּרְגָּא - Exemple: וַיְבָ֧רֶךְ. Explication du nom : ‘échelle[17].Accent conjonctif[18]Souvent suivi de tévir;
 
Dé’hiExplication du nom : ‘poussée (chute de la voix préparant la pause ?)[19] - Voir : Tar’ha ;
 

Etna’hta– Voir : Atna’h ;
 

Galgalגַּלְגַּל – Voir Yaréa’h ben yomoExplication du nom: Roue[20]. Rare. Accent conjonctif [21].
 

Gar’ya talcha – Voir: Talcha;il s’agit d’une ga’ia suivi d’un talcha;
 

Guérachaïm  גְּרָשַׁ֫יִם [22] ;
 
Guérchaïm (appelé aussi géréch gadol[23] ou Guérachaïm [24] ); – Voir : Chéné guérichin ;
 
Guérèch  גֶּרֶשׁ  (certains prononcent Guérich ; Térès[25]) - Parfois appelé Gérech katan [26]en opposition à Chéné guéréchin appelé aussi géréch gadol [27]. Exemple:   הָאָ֜רֶץ [azla]. Parfois le même mot porte à la fois azla et guérech : וּנְתָ֨נְךָ֜ (Débarim 28,1). En syllabe tonique[28]. Explication du nom : « expulsion (de la voix) » [29] ; 
 

Guérich – Voir : Guérèch ;

 

Kadma (suivi de véazla) – Voir : Azla (suivi de guérich) ;
 

Kadmaקדמא [Pachta chez les ashkénazim et dans le minhag tunisois]Exemples:Kadma [pachta] est posé sur la dernière consonne du mot (même si l’accent tonique vient sur une autre syllabe. Cela pose un problème lorsque la syllabe tonique n’est pas la dernière. Dans ce cas,on place un téré kadmin (en araméen : « deux kadmas »), un signe restant sur la dernière lettre du mot, alors que l’autre indique la lettre accentuée. J'ai vu représenté ce ta'am dans une taille supérieur à celle de l'azla et en gras[30];
 
Kadma-Zakef katone [Pachta Katan]Exemple: Cette sorte de double ta’am est composé, sur un seul mot, des signes kadma et zakef katone. Il est caractérisé par le maintien de la syllabe sur laquelle se trouve le kadma en prolongeant le son, puis en portant l’accent tonique sur le zakef katon. Par exemple :     .וְהִ֨נִּיח֔וֹ  hi…nihou(Débarim 26,4) [31].
     . On retrouve ce ta'am sur la première partie du mot "composé" contenant un trait d'union (makaf) : וַיִּ֨מְצְאוּ־שָׁ֔םwayimtsé-ou cham(Béréchit 26, 19). Ici, le kadma ne doit pas être confondu avec le ta'am dit mayéla ouMéayéla (voir ce mot) qui se présente comme un tar’ha [tif’ha] pour marquer le ton secondaire de mots comportant un Sof passouk ou un Athna’h.
      . Autre exemple Débarim 26,10 : sur l’édition yéménite (mekone mamré) on lit  וְהִֽשְׁתַּחֲוִ֔יתָ.Les séfarades lisent ce même mot avec: kadma sur le , et zakef katone sur le waw ;
 
Karné paraקַרְנֵי פָרָה [karné para] Autre nom : ou mikrats en arabe (ciseaux) [32] ou Pazer gadol [33]. Exemples : בָּֽאַמָּ֟ה(Bamidbar 35, 5) ;הָמָ֟ן (Esther  7, 9) ; Explication du nom : cornes de vache. Le ta’am est ici composé des deux signes Tirtsa et talcha  accolés ;
 

Kéfoula – Voir : Téré ta’mé ;

 

Katon – Voir Zakef katon ;
 

Légarmehלְגַרְמֶהּ Explication du nom : “pour soi; indépendant” [34]; Voir : Chofar holekh ;
 
Maarikh [merkha ou mouna’h]. Exemple: י֥וֹם - Explication du nom : “prolongement, prolongeant)”[35]; (précède en général le signe tar’ha);  légarméh ou mouna’h légarméh (un maarikh suivi d’un trait vertical entre deux mots – passek);
 

Maarikh double – Voir: Téré ta’mé ;
 

Machpél [36] - voir: Yétiv יְתִיב ;
 

Makaf-chofar holekhVoir: Chofar holekh ;
 

Méayéla מְאַיְּלָא[37] voirMayéla ;
 

Mapakhמַהְפָּךְ – Voir: Chofar méoupakh;
 

Mayélaמָֽאיְלָא [38] ouMéayéla מְאַיְּלָא[39]  Exemples:  וַיֵּצֵ֖א־נֹ֑חַ (Béréchit 8, 18). Il se présente comme un tar’ha [tif’ha] mais marque le ton secondaire dans des mots comportant un Sof passouk ou un Athna’h. Il donne l’accent secondaire de le premier des mots réunis par un makaf (ces mots unis portent l’accent étant sur le second; mais grâce à ce ta’am on connaît le ton secondaire du mot précédent le makaf). Conjonctif;
 

Méoupakh  מְהֻפָּךְ – Voir: Chofar méoupakh;
 

Mérkha מֵירְכָאouמֵֽארְכָא [40]ouמֵרְכָא– Voir : Maarikh ;
 
Mérkha-khéfoulaמֵרְכָא כְפוּלָה  - תרי טעמי Voir : Téré ta’mé ; Explication du nom : double merkha[41];
 
Mikrats : en arabe (ciseaux) [42] voir : Karné para ;
 

Mouna’h légarmé– Voir : Chofar légarmé;
 

Pachta פַּשְׁטָא ; Pachét – voir Kadma ; Explication du nom : « extension ; étendant (la voix ?) » [43] ; כָּנָף֙, וְלָֽקְטוּ֙.Accent disjonctif contrairement au kadma est conjonctif ;
 
Pachta Katane- Voir : Kadma-Zakef katone ;
 
Passek [Pessik] Il se présente sous la forme d’un trait vertical placé entre deux mots et occupant toute la largeur de la ligne). Indication technique, il sépare les mots, évitant au lecteur de les lire liés. Passek est un participe araméen, signifiant « séparant »[44].  Il «  avertit de bien séparer la prononciation des deux mots » [45] ce qui est d’une grande utilité par exemple : lorsqu’une même consonne finit un mot et commence le mot qui suit, comme dans : בָבֶ֨ל ׀ לְגַלִּ֧ים ׀ מְעוֹן־תַּנִּ֛ים  (Yirméyahou, 51, 37) ; ou encore lorsqu’il s’agit d’éviter d’unir une consonne terminant un mot et le mot suivant commençant par un son voyelle, comme וְגַ֣ם ׀ אֲנִ֣י(Chémot, 6, 5). Ici, sans le passek, un lecteur peu scrupuleux pourrait lire « végamani » au lieu de « végam /  ani » trompant donc l’auditeur qui percevrait un son « ma » inexistant dans le texte[46].  Il est souvent associé au ta’am Chofar, permettant de distinguer deux signes graphiquement identiques Chofar holekh et Chofar légarmé (ce dernier suivi de passek), distinction très importante pour le sens, car le premier est conjonctif et le second disjonctif. Il est associé aussi au ta’am  chalchélete comme dansוַֽיִּתְמַהְמָ֓הּ ׀  (Béréchit19, 16) : ce signe vient peut-être souligner les hésitations de  Lot à quitter Sodome (pour pouvoir emporter tous ses biens - Rachi) ; le ta’am passek suggère que Lot était comme immobilisé par ses hésitations !
 
Pazerפָּזְר ou Pazer stam [47]Voir: Pazer gadol;  Explication du nom : ‘dispersion’ [48];
 
Pazer gadolפָּזֵר גָּדוֹל= grand pazer [Pozer][49]. Exemple: הָֽרֹמֶ֡שֶׂת. En syllabe tonique[50]. Voir Téré Kadmin[51];
 
PessikVoir : Passek;
 
Rébia’רְבִיעַ  ou ravia’ [révi’i]- Exemple: לְאָבִ֗י. Explication du nom : ‘accroupi; reposant’ [52].Accent disjonctif(« ta’am mafsik ») On doit faire une légère pause après un mot accentué d’un rabia’: il ne doit pas être lu rapidement. Il surmonte la syllabe tonique[53]. Le nom de ce signe fait allusion à sa forme : à l’origine le scribe inscrivait un losange à quatre côtés (ce que l’imprimerie simplifie aujourd’hui en représentant un simple point). C'est « un mot araméen ravouts qui veut dire : étendu, couché. »[54] ;
 
Révi’i  Voir: Rabia’ ;
 
Révia’ Voir: Rabia’ ;
 
SégolVoir : Ségolta ;
 
Ségolta סְנֽוֹלְתָּא  [Ségol] - Exemple : [55]  אֱלֹהִים֒. Explication du nom : grappe [56] ; excellent, bijou, objet précieux [57]. Accent disjonctiffort (« ta’am mafsiq ») un niveau de division du verset, de moindre suspension que les principaux (sof passouk et atna’h) [58]. Cet accent se trouve toujours sur la dernière syllabe du mot[59], mais il n’indique pas la position de l’accent tonique (pour savoir quel est l’accent tonique du mot il faut aller chercher dans la Torah ce même mot portant un autre ta’am[60]). Lorsqu’il est précédé par un zarka, le ségol exprime une continuité de sens [61] ;
 
Silouk סִלּוּק Explication du nom : fin[62].  Voir : Sof passouk;
 
Sof passouk [sof passouk] ou silouk  Exemple הַמָּֽיִם. Accent disjonctiffort (« ta’am mafsiq »). Ce signe de ponctuation qui signifie : « fin de verset », joue le rôle du point en fin de phrase ou même du changement de paragraphe. Il marque toujours la syllabe accentuée [63]. Le (vrai) sof passouk se présente sous la forme d’un petit trait vertical situé sous le dernier mot  du verset [64]. C’est ce petit trait comparable au ga’ya à l’exception de la position dans le verset qui fait partie de la tradition relative aux té’amim. On nomme souvent sof passouk le double «׃ » qui dans les éditions imprimées marque la fin d’un verset, or tel n’est pas le cas, deux points disposés verticalement après le dernier mot d’un verset, correspondent seulement à « une facilité de composition d'imprimerie pour séparer visuellement les versets et cette marque ne fait pas partie de la Torah [65]. De fait ces deux signes sont associés aujourd’hui suite à la diffusion de l’imprimerie. Exemple  הַשִּׁשִּֽׁי׃. Cet élégant moyen typographique est d’usage récent et ne fait donc pas partie de la tradition massorétique contrairement à ce que l’on pense généralement ;
 
Talcha  תלשאou gar’ya talcha ou télicha de droite[66]. [Télicha guedola תְּלִישָׁא גְדוֹלָה;  parfois dite Télicha yamin[67]]. Exemple :אֲשֶֽׁר־שִׁ֠לְּחָהּ. Explication du nom : "arraché", "arrachement"; ou télicha de droite [68].C’est un ta’am disjonctif (mafsik) ; et se chante avec une prolongation plus longue que celle du tirsa [69] : la « tête » de ce signe penche vers la droite donc le mot précédent (comme s’il matérialisait le fait que le mot ainsi cantillé est attiré par le mot précédant, l’y reliant  - cantilation et sens). Il est posé au-dessus de la première syllabe du mot [70] (ou sur la première après le trait d’union makaf). Noter le petit trait en bas vers la gauche ֠(contrairement à tirtsa) [71]. Selon des traditions maghrébines, « se chante d’une manière prolongée » mais il  « marque un arrêt entre le mot où il apparaît et le mot suivant » [72]; la manière de le chanter ressemble à celle du tirtsa, mais avec une prolongation se finissant par une vocalise terminée par une fin abrupte : d’où la séparation avec le mot suivant. Ce signe n’indique pas la position de l’accent tonique (pour savoir quel est l’accent tonique du mot il faut aller chercher dans la Torah ce même mot portant un autre ta’am);
 
Tar’haטַרְחָא  [tif’ha טפחא ;Dé’hi] Exemple: וְהָע֖וֹף. Explication du nom טפחא ‘paume ; dé’hi : poussé[73].En syllabe tonique[74], c’est un signe disjonctif[75]. Pourtant, la tradition des massorètes prévaut toujours sur la grammaire. Ainsi, trop marquer le tar’ha (qui grammaticalement est disjonctif) dans לֹ֖א תִּשְׁכָּֽח  (Dévarim 25,19)conduirait à un contresens : on entendrait « oublie  [Amalek] ! » (‘has véchalom) au lieu de « n’oublie pas [Amalek] ! » [76] . Cet accent a la forme d’une virgule à l’envers tournée vers la droite;
 
Tarsa Télicha ketana – Voir : Tirtsa ;
 

TébirVoir : Tévir ;
 

Télicha guedolaתְּלִישָׁא גְדוֹלָה– Voir: Talcha;
 
Télicha ketanaתְּלִישָׁא קְטַנָּה-  Voir : Tirtsa ;
 
Telicha sémol (télicha de gauche[77]) - Voir : Tirtsa ;
 
Télicha yamin (télicha de droite)[78]– Voir: Talcha;
 
Térès טֶרֶס  – autre nom du Guérèch[79];
 
Téré kadmin . Ce ta’am a ce nom dans certaines communautés [80]; il est nommé de la sorte par R’ Chaoul Hacohen (de Djerba) [81]. Selon l’usage de Tunis, ce ta’am est nommé Chené Pachtim.  Exemple:אֶת־הַמַּ֨יִם֙. Deux kadma’ posés sur les lettres d’un même mot). Il indique que le mot est milé’el (accent tonique sur l’avant-dernière syllabe) [82]. J'ai vu représenté ce ta'am avec deux accent, le premier plus petit, et le second plus grand et plus gras[83];
 
Téré ta’méתרי טעמי= double maarikh sous une même lettre [mérkha-khéfoula, kéfoula]- Ce ta’am est rare : 5 fois dans le ‘Houmach: ל֦וֹ (Béréchit 27, 25) ; לָ֧מָּה תַֽעֲשֶׂ֦ה כֹ֖ה לַֽעֲבָדֶֽיךָ׃  (Chémot 5, 15) ; לֹ֦א (Wayikra 10, 1) ; ט֦וֹב (Bamidbar 14, 3) ; לָ֦ה(Bamidbar 32, 42)[84]. On le retrouve dans les Prophètes. Ainsi: הֲל֧וֹא זֶ֦ה א֖וּד מֻצָּ֥ל מֵאֵֽשׁ׃"comme un tison sauvé du feu"(Zakharia 3,2). Ce ta'am se chante comme un double tévir dans la coutume de communautés sépharades dont  celle de Tunis[85] ;
 
Tévir תְּבִיר, tébir, tibér ; tavra [86].  Explication du nom : « brisé ; brisure (du mot par les notes ?)» [87]. Ce signe indique la syllabe tonique[88]. Exemple: אֹתָ֛ם ;
 

Tibér – Voir : Tévir ;
 

Tif’ha  טִפְחָא Explication du nom טפחא : ‘paume[89] - Voir : Tar’ha ;
 
Tirtsaתרסאou Tarsa [Télicha ketana] : cercle disposé au-dessus de la dernière syllabe du mot[90] et avec un petit trait en bas vers la droite ֩. Exemple: אֲשֶׁר־אֵינֶנּוּ֩(Béréchit 30, 33);בַּיּוֹם֩(Béréchit 30, 35). C’est un ta’am conjonctif (mécharet) car il relie le mot où il apparaît et le mot suivant[91]. Dans la tradition tunisienne, « la manière de le chanter ressemble fort au talcha, mais en plus court » [92]. Ce signe n’indique pas la position de l’accent tonique [93] ;
 

Tré kadmin- Voir Téré kadmin;

 

Tré ta’méVoir : Téré ta’mé;
 

Yaréa’h ou Yéra’h יֶרַח [94]– Voir : Galgal ;
 
Yaréa’h ben yomo [galgal [95]]:[Yaréa’ben yomo] atna’h inversé: demi cercle ouvert vers le haut, et petit tiret vertical en baspetit trait vertical surmonté d’un demi cercle ouvert vers le haut, petite fourche dressée vers le haut).  Exemple : אֲשֶׁר־עָשָׂ֪ה  (Esther  7, 9) ; בַּֽעֲצַ֪ת(Téhilim 1,1) ;  אַלְפַּ֪יִם. Disjonctif fort ;
 
Yétivיְתִיב  (ou : chofar yétiv ; chofar hafoukh ; machpél [96]Exemple: אֵ֚לֶּה .A la forme d’un angle aigu. Il se présente sous la forme d’un chofar méoupa’h (mais n’est pas suivi par un kadma). Judicieusement représenté par un petit triangle dans l’édition du Tikoun Ich Maçlia’h (voir reproduction de la liste des té’amim ci-après). Explication du nom : « assis» [97] ; Il est toujours placé avant la première voyelle d’un mot, et donc nécessairement toujours « avant la syllabe tonique » [98] ; le mot portant yétiv est « généralement milé’èl » [99] , donc : accent tonique sur l’avant dernière syllabe. Le yétiv  est souvent sur des mots courts ne contenant qu’une seule syllabe ;
 
Zakèf  katane–  Voir : Zakèf katone;
 
Zakèf  katoneזָקֵף קָטוֹן ou Zakèf katan [Zakef katane ; katane] [100].  Explication du nom : ‘dressant’ [101]. Surmonte la syllabe tonique [102]. Accent disjonctiffort (« ta’am mafsiq ») - Zakèf marque une pause légère correspondant à une suspension intermédiaire. Le  zakèf katone est représenté pardeux points placés verticalement au dessus d'un mot. Exemple: הַמַּ֔יִם ; Parfois précédé dans le même mot d’un chofar holekh מִצֹּ֣אנְךָ֔(Débarim 15, 14) ; Parfois précédé dans le même mot d’un kadma וְהִ֨נִּיח֔וֹ  la syllabe portant le kadma est prolongée et le ton est mis sur la syllabe portant le zakef  :véhi….ni’hou) [103];
 
Zakef  gadol זָקֵף גָּדוֹל  - Autre type de zakef : s’agit de deux points placés verticalement au dessus d'un mot et accompagnés d’un petit trait à droite. Exemple : אַתָּ֕ה . Même remarques que pour le Zakèf katone : surmonte la syllabe tonique[104] ; accent disjonctiffort (« ta’am mafsiq » ;
 
Zarka  זַרְקָא[tsinor [105]]. Exemple: אֹתָם֮. Explication du nom : vient de l’araméen ‘tuyau’ « autrefois, on le dessinait verticalement comme la tige de notre point d'interrogation » [106] ; le mot a pour racine zarak qui signifie lancer, jeter : « Et pourquoi l’appelle-t-on zarka ? Parce qu’il est exactement comme son nom l’indique, comme une chose qu’on lance en l’air » [107].Lorsqu’il est suivi par un ségol, le zarka exprime une continuité de sens [108]Cet accent se trouve toujours sur la dernière syllabe du mot[109] , mais il n’indique pas la position de l’accent tonique (pour savoir quel est l’accent tonique du mot il faut aller chercher dans la Torah ce même mot portant un autre ta’am [110]). Ce signe est parfois représenté aussi par les imprimeurs par le caractère graphique utilisé pour l’infini (huit horizontal et non vertical).




[1] Explication du nom selon R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[2]R’ Y. R. Dufour,Modia’, 2003.
[3]R’ M. Lambert (2005), p. 19.
[4]R’ M. Lambert (2005), p. 19.
[5] Joüon P. (1923), Grammaire de l’hébreu biblique, p. 43.
[6] Ce qui crée une différence entre deux té'amim généralement représentés par le même signe (un accent surlinéaire). Le choix typographique (rare) que nous avons constaté permet de distinguer visuellement les deux té'amim. Le même procédé est utilisé pour le téré kadmim, le premier accent étant petit et non gras, le second sur le même mot étant en gras et en taille supérieure. Voir les parachas dans le sidour de l'édition Ohr védérekh, Jérusalem, 5758.
[7]Ce signe  chalchélèt est rarement présent dans le Tanakh : quatre fois dans la Torah et de rares fois dans le reste du Tanakh) : Wayéra, Béréchit 19, 16 (וַֽיִּתְמַהְמָ֓הּ) ; Wayéchev, Béréchit 39, 8 (וַיְמָאֵ֓ן ) ; 'Hayé Sarah, Béréchit 24, 12 (וַיֹּאמַ֓ר ;. Wayikra 8, 23 (Wayich’hate) ;  Yicha’yiahou  13, 8 (Vanivhalou) ; ’Amos 1, 2 '(Wayomar) ; ’Ezra 5, 15 (Vaamar-léh).  On le rencontre plus souvent dans Téhilim: par ex. בְּבֶן-אָדָם   (146, 3).
[8] Selon R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[9] Selon R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[10] Joüon P. (1923),  p. 42.
[11]R’ Elie Munk זצ"ל  écrit à propos du mot וַֽיִּתְמַהְמָ֓הּ - ‘et il tardait’ (R’ E. Munk[12]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[13]Dammron A. (1961), Grammaire de l’araméen biblique, p. 11. Ed. Heitz, Strasbourg, 113 p. Voir p. 12. 
[14] Joüon P. (1923), p. 42.
[15] R’ Dufour, Modia’, 2004. Joüon P. (1923), p. 42.
[16] Joüon P. (1923), p. 43.
[17]R’ M. Lambert (2005), p. 19.
[18] Joüon P. (1923), p. 43.
[19]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[20]R’ M. Lambert (2005), p. 19.
[21] Joüon P. (1923), p. 43.
[22]Selon Gesenius (1910), 61, 10a.
[23]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[24]Gesenius (1910), 61, 10b.
[25]Selon Gesenius (1910), 61, 10a.
[26]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[27]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[28] Selon Dammron A. (1961), p. 12.
[29]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[30]Voir les parachas dans le sidour de l'édition Ohr védérekh, Jérusalem, 5758.
[31]Traditions sépharade, ashkénaze et yéménite (Ed. Gallia ; Ed. Ich Maçlia’h ; Mekhone mamré ; etc.)
[32]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[33] Gesenius (1910), 61, 11b ; R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[34]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[35]R’ M. Lambert (2005), p. 19.
[36]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[37]Gesenius (1910), 61, 21. « A variety of ipha, serves to mark the secondary tone in words which have Sillûq or Athnâ, or which are united by Maqqēph with a word so accentuated, e.g. וַיֵּצֵ֖א־נֹ֑חַ Gn  8, 18 
[38]Gesenius (1910), 61, 21.
[39]Gesenius (1910), 61, 21. « A variety of ipha, serves to mark the secondary tone in words which have Sillûq or ˒Athnâ, or which are united by Maqqēph with a word so accentuated, e.g. וַיֵּצֵ֖א־נֹ֑חַ Gn 8, 18 ».
[40]Gesenius (1910), 61, 15.
[41] Gesenius (1910), 61, 16b ; R’ M. Lambert (2005), p. 19.
[42]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[43]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[44] Joüon Paul (1923), p. 46.

[45]R’ Y. R. Dufour, Modia’.

[46]Dans des cas où ce signe est présent alors que ne se pose aucun problème technique de lecture, on peut se demander s’il s’agit alors d’une indication du sens. Ainsi, dans הַסְכֵּ֤ת ׀ וּשְׁמַע֙ יִשְׂרָאֵ֔ל« Tais-toi / et entend Israël » (Débarim, 27, 9) - ce passek-là indique peut-être l’indispensable silence nécessaire pour une bonne audition. Il faut faire silence pour comprendre le sens exprimé par celui qui parle, et ne pas comprendre hâtivement un sens qui nous semble évident - combien de malentendus et d’incompréhension résultent de ce « passek » souvent oublié entre  les mots הַסְכֵּ֤ת ׀וּשְׁמַע֙   !
[47]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[48]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[49] Gesenius (1910), 61, 11b ; R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[50]Dammron A. (1961), Grammaire de l’araméen biblique, p. 11. Ed. P. H. Heitz, Strasbourg, 113 p (p. 12).
[51]R’ M. Lambert (2005), p. 19.
[52]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[53]Auvray Paul (1952), Initiation à l’hébreu biblique. Précis de grammaire. Textes expliqués. Vocabulaire, impr. Bruges. 2ème Ed. revue. 1964, 272 p.. Desclée, p. 169. Voir aussi Dammron A. (1961), p. 12
[54]R’ Y. R. Dufour, Modia’, 2003.
[55]Représenté par trois points disposés en triangle, la pointe en haut (inverse de la voyelle ségol).
[56] Selon R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[57] Le ségol c’est « le ‘joyau des rois’ et des pays » (Bahir, Verdier, 89, p. 72) ; Tikouné hazohar, Zohar 1, 24a, p. 137 de l’édition Verdier du Zohar (1981).
[58]Dammron A. (1961), p. 12.
[59]Sidour Pata’h Eliyahou bilingue (1997), p. 438.
[60] A propos du Ségolta et du Zarka : « le chant particulier qu'ils apportent sera sur la syllabe accentuée du mot, et non pas forcément sur la syllabe qui a reçu ces signes » R’ Y. R. Dufour, Modia’, 2004. Le Sidour Pata’h Eliyahou bilingue étend ces précisions aux trois té’amim : ségolta, zarka mais aussi tirtsa  (1997, p. 438).
[61] Mais ce n’est différent dans le cas contraire. On le comprendra avec l’exemple suivant :    לִמְשִׁיחוֹ֮ לְכ֣וֹרֶשׁ  (Yicha’yiahou  45, 1). Khorech serait-il le Messie ? Rachi indique : nous avons un zarka pour le mot לִמְשִׁיחוֹ֮ , or, le zarka suivi d’un ségol signale la mise en rapport sémantique  de ces mots. Ici, ce n’est pas le cas.
[62] Selon R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[63] Weingreen J. (2004), Hébreu biblique. Méthode élémentaire, Beauchesne, Paris, p. 29.
[64] Sof passouq (fin du verset) ou silouk (fin).
[65]R’ Y. R. Dufour,Modia’, 2003.
[66]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[67]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[68]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[69]Settbon David (2006), ‘Alé hadas,  Le livre des minhaguim tunisiens. Vol. 1. Minhaguim. Kiryat Séfer, 576 p., (P. 149).
[70]Sidour Pata’h Eliyahou bilingue (1997), p. 438.
[71]Une réponse de R’ Yossef ‘Haïm, le Ben Ich ‘Haï, établit qu’il existait une différence mélodique entre deux signes souvent confondus alors que l’un est conjonctif - le talcha [Telicha guedola] - et l’autre disjonctif  - le tirsa [Telicha ketana]. « Il est connu que la talcha et la tirsa possèdent chacune leur propre mélodie ». Cité dans Rav Pealim 11, 25 (cit. D. Karsenti,1991).
[72]Settbon David (2006), ‘Alé hadas,  Vol. 1,  p. 149.
[73]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[74]Dammron A. (1961), p. 12.
[75] Joüon Paul, grammairien chrétien, explique que c’est un ta’am disjonctif parfois aussi marqué que l’atna’h (il est placé parfois, écrit-il, ”à la place de l’atha’h surtout dans les versets courts” (Rome, 1923, p. 42).
[76] Précision d’Eliyahou n’’y, au nom de R’ A. Hakohen א’’שליט, ba’al koré de Jérusalem (2011).
[77]R’ M. Lambert (2005), p. 19.
[78]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[79]Selon Gesenius (1910), 61, 10a.
[80]C’est ainsi qu'il m'a été enseigné.
[81]Dans son livre Lé’hem habikourim (cit. R’ D. Sittbon, ‘alé hadass, edition française, p. 150, note 286).
[82]Settbon David (2006), ‘Alé hadas,  Le livre des minhaguim tunisiens. Vol. 1. Minhaguim. Kiryat Séfer, 576 p. (page 149). Voir : Téré kadmin.
[83]Voir les parachas dans le sidour de l'édition Ohr védérekh, Jérusalem, 5758.

[84]On le retrouve 9 fois dans le Nakh

[85]Mais R’ Meir Mazzouz א’’שליט  indique qu’il se chante comme un demi tevir (cit. Sittbon, 2006, p. 150)
[86]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[87]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[88]Auvray Paul (1952), p. 169
[89]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[90]Sidour Pata’h Eliyahou bilingue (1997), p. 438.
[91]Settbon David (2006), ‘Alé hadas,  p. 149.
[92]Settbon David (2006), ‘Alé hadas,  Kiryat Séfer, 576 p., (P. 149).
[93] A propos du Ségolta et du Zarka : « le chant particulier qu'ils apportent sera sur la syllabe accentuée du mot, et non pas forcément sur la syllabe qui a reçu ces signes » R’ Y. R. Dufour, Modia’, 2004. Le Sidour Pata’h Eliyahou bilingue étend ces précisions aux trois té’amim : ségolta, zarka mais aussi tirtsa  (1997, p. 438).
[94]Gesenius (1910), 61,20.
[95]R’ M. Lambert (2005), p. 19.
[96]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[97]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[98]Dammron A. (1961), p. 12.
[99]Sidour Pata’h Eliyahou bilingue (1997), p. 438.
[100]Ou Zakef stam selon R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[101]R’ M. Lambert (2005), p. 18.
[102]Auvray Paul (1952), p. 169 et Dammron A. (1961), p. 12
[103] Autre exemple :אֶ֨ל־הַכַּפֹּ֔רֶת   (Chémot 25,20) la syllabe n’est jamais accentuée avant makaf ; et là non plus, on prolonge le son simplement. 
[104]Auvray Paul (1952), p. 169 et Dammron A. (1961), p. 12
[105]R’ M. Lambert (2005), p. 35.
[106]R’ Y. R. Dufour, Modia‘, 2004.
[107] Le Bahir. Le livre  de la clarté. 89-90, Verdier, Lagrasse, 1983, pp.72-73. R’ M. Lambert  זצ"לajoute “jet; aspersion (de la voix?)”  (2005,  p. 18).
[108] Ce qui n’est pas le cas avec un autre ta’am. Korech (Cyrus) serait-il le Messie, peut-on se demander en lisant : לִמְשִׁיחוֹ֮ לְכ֣וֹרֶשׁ  (Yicha’yiahou  45, 1) ? Non car Rachi indique : nous avons un zarka pour le mot לִמְשִׁיחוֹ֮ , or, le zarka suivi d’un ségol (et non d’un autre ta’am, comme ici) signale la mise en rapport sémantique  de ces mots. Ici, ce n’est pas le cas.
[109]Sidour Pata’h Eliyahou bilingue (1997), p. 438.
[110] A propos du Ségolta et du Zarka : « le chant particulier qu'ils apportent sera sur la syllabe accentuée du mot, et non pas forcément sur la syllabe qui a reçu ces signes » R’ Y. R. Dufour,Modia’, 2004.

 

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