Sur le mariage mixte (homme-femme)

Sur le mariage mixte (homme-femme)

 

Une loi bizarre vient d'être votée, qui indispose fortement une grande partie de la population française ! Des centaines de milliers de personnes, hommes, femmes, enfants, ont manifesté pendant des mois pour essayer de s'y opposer ! Et je peux témoigner, pour avoir participe à deux de ces grandes marches parisiennes pacifiques, que ces gens semblaient animés par de réelles valeurs morales et familiales.  

Pour clamer quoi ? Qu'un enfant, c'est un homme et une femme qui doivent s'y mettre, à deux, pour le faire ! Ah bon ? En ce début de 3e Millénaire de l'ère commune, ce ne serait plus une évidence naturelle ? C'est vrai que pour nous, Juifs religieux, il faut même s'y mettre à trois : un homme, une femme, et l'Eternel ! (1)

Et voilà maintenant que l'Etat va permettre à des personnes de même sexe de se marier à la Mairie (2). Quelle rupture, par rapport aux valeurs culturelles françaises, depuis la Gaule, les Rois, les Empereurs, et les cinq Républiques jusqu'à présent ! Et quelle contradiction, par rapport aux lois de la Torah ! Consolons-nous un peu : nos synagogues resteront toujours, el- les, certainement, fidèles aux « mariages mixtes » (attention, « mixtes » fille-garçon) !...

Rafraîchissons-nous par de familiales pensées venues de la Torah. Comme le disent les rabbins Josy Eisenberg et Marc-Alain Ouaknin, dans « La cabale dans tous ses états », quand on prend les premières et dernières lettres des trois premiers mots de la Torah, « Bére- chiT BarA Elo.hiM », « Au commence- ment, D.ieu créa », on trouve BT (Bat - fille), Ba (Ab = père), et Em (Em - mère) ; et si on fait « l'échographie » du mot Elo.hiM, on découvre, entre le Alet initial et le Mem Final, trois lettres, Lamed, Hé, Yod, dont la somme en « guématria » équivaut à 30+5+10 = 45.  Et ce nombre de « 45 » équivaut au nom Adam, l'homme. Lu ainsi, le début de la Bible décrit une famille. Et attention, une famille qui satisfera les féministes, puisque le premier enfant est une fille.                                        .

Alors, reprenons espoir, car la Loi de la Torah, elle, est éternelle ! En pa- cifiques citoyens de la République, prions D.ieu pour que les règles du mariage civil reprennent leur cours séculaire. ♦       

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NOTES

(1) Comme le dit la « Lettre sur la sainteté », s'inspirant des Sages d'Israël, « Au moment où l'homme se joint à sa femme dans la sainteté, la Chékhina [la Présence divine] est présente entre eux » !

(2) Loi du 18 mai 2013 sur le "mariage pour tous". La France est le 9e pays européen (le 14e au monde) à autoriser de tels mariages. En 2014, ils représentaient 4% du total des mariages célébrés en France (http://www.gouvernement.fr/action/le-mariage-pour-tous).

 

Gilles Joseph Bakis (Val-de-Marne)

 

Initialement publié dans Actualité juive n° 1257, du 6 juin 2013

Mis en ligne le 15 novembre 2015

  ©  Gilles Joseph Bakis  et/ou © Hotsaat Bakish

 

 

 

 

 

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