La femme et les 4 éléments

 

La femme et les 4 éléments 

 

Combien de fois nous, les femmes, avons-nous entendu ces recommandations, de la part de nos parents et de nos rabbins ? La femme doit respecter les règles de « nidda » et aller au « mikvé », le bain rituel ! Elle doit aussi allumer les « nérot », les veilleuses ou bougies de chabbat ! Et bien sûr, elle doit pétrir la pâte et confectionner les « ‘halot », les pains de chabbat, sans oublier de prélever la « ‘hala » ! Et nous, nous appliquons.

Que l’on soit de France, d’Israël ou du reste de la planète, on fait tout ça. Chaque mois, on plonge dans notre bain rituel, et chaque semaine, on met le feu à nos bougies, et on pétrit, à partir d’une bonne farine de blé, les pains de chabbat… Et tout cela avec la joie au cœur, pour l’Eternel et pour le bien de nos familles.

Mais réfléchissons un peu. Ces trois missions spirituelles de la femme ne correspondraient-elles pas aux 4 éléments bien connus ?

  • 1- Le feu, avec les bougies de chabbat
  • 2- L’eau, avec le bain au mikvé
  • 3- La terre, avec le pain fait avec le blé, produit du sol.
  • 4-….. ? Mais… Où est donc notre quatrième élément ? C’est quoi, d’ailleurs ? Evidemment, c’est l’air.

On sait que le souffle est une partie essentielle de l’être humain car, comme le dit la Genèse / Béréchit (2,7) lorsqu’Il a façonné l’homme, D’ieu « insuffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante ».

Mais nous, les femmes, aurions-nous une mission particulière, par rapport à cet élément fluide qu’est le vent, le souffle, la parole ? Par rapport aux trois premiers, c’est en fait notre voix, que nous modulons en prières, qui accompagnent et valident chacun de nos actes matériels. En portant les actions de l’allumage, du mikvé, et du pain, c’est le souffle de nos prières qui nous permet de parler et prier, et de communiquer avec D’ieu.

Quelles sont belles, nos missions ! Grands sont leurs pouvoirs ! Et quelle force, en les accomplissant, détient la femme, au sein de sa famille, de sa communauté, de son pays et de son monde… ♦

 

Chantal Bakis-Guez (Val-de-Marne)

Initialement publié dans Actualité Juive N° 1342- Jeudi 30 avril 2015, p. 8

Mis en ligne le 13 novembre 2015

© Chantal Bakis-Guez et / ou Institut Rabbi Yesha’ya, Hotssat Bakish

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