Droits et devoirs !

 

Droits et devoirs !

 

Rappelons-nous ! La femme a trois devoirs qui sont : l’allumage des bougies de Chabat (Nérot), le prélèvement sur le pain (Halah), et la mise en œuvre des règles de pureté conjugale (Niddah).

Mais nous savons aussi que, sous la Houpah, le dais nuptial, à chaque mariage religieux à la Synagogue, le Hatane (le marié) s’engage vis-à-vis de la Calah (la mariée), sur principalement trois points précis : la nourrir, l’habiller, et lui assurer des relations intimes ! Et ces obligations tirent leurs source de la Torah, qui déclare, dans le Livre de Chémot-L’Exode (21,10), que le mari doit à sa conjointe « nourriture… vêtement… droit conjugal ».

Regardons bien ! N’y a-t-il pas une similitude entre les devoirs de la femme à l’égard de D.ieu et les devoirs de l’homme envers son épouse ? Ce que la femme donne à l’Eternel, vers le monde spirituel et saint, elle le reçoit d’abord de son époux dans le monde matériel :

1. Nourriture : l’homme lui doit la subsistance, et elle, elle élève cette matière en offrant la quintessence de celle-ci, par le prélèvement de la « halah » ;

2. Chaleur : l’homme doit la vêtir matériellement, pour la chaleur du corps et la pudeur, et elle doit réchauffer son foyer et le purifier, l’habiller de sainteté, en allumant les « Nérot » de Chabat ;

3. Relations intimes : l’homme doit à son épouse des rapports conjugaux, mais elle doit les sublimer en assurant, pour D.ieu, leur accomplissement dans la sainteté, par l’accomplissement scrupuleux de règles de Niddah (mikvé, etc…).

En fait, la femme se trouve gratifiée du pouvoir d’élever vers le monde spirituel de sainteté les produits matériels qu’elle obtient de l’homme. Elle se trouve placée au centre de gravité entre ces deux mondes, entre D.ieu et l’homme, en établissant un courant, un flux relationnel basé sur le don, entre droits et devoirs.

Chantal BAKIS-GUEZ (Val-de-Marne)

Initialement publié dans Actualité Juive, n°1385, 31 mars 2016, page 10.

Mis en ligne le 9 avril 2016

© Chantal Bakis-Guez et / ou Institut Rabbi Yesha’ya, Hotssat Bakish

 

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